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mardi 19 juin 2012

Le Devoir Impressionne

Pas satisfait d'être le seul journal qui traite toujours objectivement le conflit social actuel (La Presse fait du bon travail, mais non seulement les éditoriaux me frustrent, les chroniqueurs restent campés sur leurs opinions en resassant des arguments pris dans des blogues ici et là et se contentant de justifier les chroniques passées plutôt qu'en amenant des idées nouvelles, et c'est le cas même pour ceux ave lesquels je suis d'accord), Le Devoir donne maintenant dans le Cours d'Histoire Rapide 101 et dans la décortication avancée de la propagande.

Bon, ok, dans l'ensemble, les deux sont des textes critiquant la propagande, le premier celle de Stephen Harper et le second de Jean Charest, mais à deux niveaux différents, en gardant toutefois l'idée de refaire l'histoire en tête. Et ces tentatives sont immédiatement réduites en bouillie.

lundi 18 juin 2012

Jean Charest Responsable

Hehehe:

''Le terrain de la responsabilité me semble un peu glissant pour ce gouvernement, qui a cette vilaine habitude de fuir les siennes…''

À lire!

jeudi 26 janvier 2012

La morale, le journalisme et le sport professionnel

Il n'y a pas si longtemps, Sébastian Hell et moi avons eu une petite conversation virtuelle sur la façon dont les chroniqueurs, blogueurs et journalistes de Cyberpresse couvrent l'univers des Canadiens de Montréal. Je lui exprimais, entre autres choses, mon indignation face à une entrevue que Mathias Brunet a accordée dans une vidéo publiée sur le site Internet Cyberpresse.ca.

Le "reportage" s'attarde à un groupe de fans des Canadiens de Montréal qui ont décidé de s'amuser aux dépends de Scott Gomez, un des joueurs de centre de cette équipe. Scott Gomez, empoche le plus haut salaire de tous les joueurs du Canadien, mais, le 5 février prochain, cela fera un an qu'il n'aura pas compter un but. Par conséquent, certains amateurs de hockey ont décidé de se montrer sarcastiques envers l'athlète et planifient de célébrer son triste exploit en arborant certains objets soulignant l'événement le 5 février prochain.

Il semble donc que La Presse se devait de faire appel à un de ses "experts" en la matière (je ne sais si en matière de sport, sociologie ou psychologie car, on s'entend, il s'agit de stratégie d'amateurs de hockey et non de joueurs ou d'équipe) et elle s'est tournée vers Mathias Brunet qui nous a éclairé avec la réflexion suivante:

"C'est irrespectueux envers l'athlète et, si [ce sont] de vrais fans, ils n'aident pas leur équipe parce que, des initiatives comme ça, on va en parler à travers la ligue et les joueurs -déjà qu'il y en a beaucoup qui n'ont pas le goût de venir à Montréal- ils vont avoir de moins en moins le goût."

Tout d'abord, je tiens à dire que, en ce qui concerne l'anecdote en soi, mes connaissances limitées dans le domaine du hockey me font voir Scott Gomez comme un passeur et non un marqueur. Il y a donc peu de chances que vous me voyiez en train de me moquer de Gomez dans les gradins du Centre Bell le 5 février prochain. Bref, "dans mon livre à moi", reprocher à Gomez de ne pas compter de but, c'est un peu comme reprocher à Mathias Brunet de ne pas s'exprimer sur les grands enjeux moraux de notre société.

Toutefois, il y a du pain, il y a des jeux. Chacun se débrouille comme il peut avec le pain, mais pour ce qui est du jeu, je suis désolé, mais si le fan du Canadien doit désormais se préoccuper de ce que "la ligue" va penser de lui, ce jeu risque de se transformer en névrose.

C'est donc de cela que je parlais avec Sébastian et je lui disais que, honnêtement, les journalistes, blogueurs et chroniqueurs me font chier lorsqu'ils parlent "d'attitude". Vous savez? Cette espèce de psychologie infuse dont la grâce divine les auraient dotées.

En fait, je ne suis pas contre le fait que les journalistes s'aventurent hors de leurs champs de compétences. D'ailleurs, je serais enchanté si cela arrivait plus souvent. Je suis certain qu'on aurait droit à des textes beaucoup plus intéressants.

Cependant, en ce qui concerne La Presse, c'est systématique, la critique se situe toujours par rapport à comment un individu ou un groupe aurait dû agir: les fans du Canadiens ne devraient pas se moquer de Gomez, Cammalleri ne devrait pas dire que l'équipe se comporte en "looser", Subban devrait écouter ses entraîneurs, etc.

Sûrement par coincidence, le lendemain, Sébastian m'a envoyé un courriel intitulé "Au moins un qui défend P.K. Subban". Le contenu de l'envoie ne se limitait qu'à un hyperlien m'amenant à une entrée de blogue de Mathias Brunet dans laquelle il défendait P.K. Subban, l'étincelant défenseur du Canadien de Montréal.

Cela m'amène donc à clarifier ma position quant au travail des journalistes sportifs, des journalistes qui couvrent d'autres domaines et, surtout, des chroniqueurs de La Presse. Alors, je précise que je suis d'accord avec la position de Mathias Brunet en ce qui concerne la situation de P.K. Subban, même si cela n'a pas vraiment d'importance. Je trouve aussi que ce chroniqueur est compétent dans ce qu'il fait en général.

Par contre, ce qui me dérange, c'est le voir donner des leçons de morale comme le font presque tous les journalistes et chroniqueurs sportifs ou non. Il s'agit donc d'un problème relatif à ceux qui pratiquent ces métiers au sein des médias de masse.

Je ne comprends pas ce qui les amène à croire qu'ils peuvent être des spécialistes pour juger l'attitude des joueurs de hockey ou des acteurs sociaux et politiques. Cela me dérangerait moins s'ils essayaient de sortir des lieux communs pour le faire.

Toutefois, leurs commentaires ressemblent à ceux des élèves de primaires qui "stoolent" leurs camarades de classe. On dirait que l'attitude idéal du joueur de hockey ainsi que des acteurs sociaux et politique, selon eux, serait celle d'une espèce de chrétien laïque que l'on voit très bien reflétée dans le titre d'une chronique de François Gagnon sur P.K. Subban: "Plaide coupable et apprends!"

Qu'est-ce qu'ils ont fait pour être si supérieurs à nous tous moralement?

vendredi 11 novembre 2011

Crisse De Caves

Les lecteurs les plus assidus noteront que, récemment, j'ai beaucoup plus souvent répondu à des textes de Marie-Claude Lortie que de Patrick Lagacé.


Les raisons sont fort simples: Lagacé écrit beaucoup moins, et quand il le fait, il écrit moins de conneries. Lortie, elle, écrit des chroniques et des blogues qui font réfléchir. Qui me font réfléchir, du moins, car il semble que la pauvre en endure des vertes et des pas pures.


Sérieux. En 2011. Au Québec.

Sacrament.

On n'est pas sortis du bois.

Notons qu'elle mentionne que ce n'est pas mieux ailleurs; vrai, sauf qu'ici, généralement, je m'étais habitué à ce qu'on soit en avance sur les autres vis-à-vis les droits et le respect de tous: minorités visibles, homosexuels, femmes.

C'est ben beau les jokes de mon'oncle, mais faut montrer que c'est une blague; sinon, on devient le con qu'on imite. Et ça, c'est moins drôle pour tous.

vendredi 4 novembre 2011

Saumon Et Poisons





Dans le même ordre d’idées que ma chronique sur la bouffe du mois dernier, j’ai eu un léger mal de cœur en lisant le texte d’aujourd’hui de Marie-Claude Lortie (oui, encore elle!) qui traite des poisons utilisés par les pisciculteurs éleveurs de saumons, qui tuent les homards et crustacés dans le seul but de nous donner un plus grand nombre de poissons de moins bonne qualité.

Et, puisque ces élevages se font en mer (alors qu’une piscine géante ou, au pire – et le mot ''pire'' y prend ici tout son sens – un lac artificiel aménagé avec un ruisseau qu’ils pourraient remonter pour frayer et renouveler l’espèce ferait autant l’affaire), on pollue l’océan pour une cause, somme toute, assez futile.

En plus de la quantité inimaginable de petits poissons qu’on utilise pour les nourrir.

De quoi se questionner sur la pertinence de manger de ces saumons-là…

mercredi 17 août 2011

Mieux Manger: À Quel Prix?

Marie-Claude Lortie de La Presse demande aujoud'hui dans son blogue si vous seriez prêts à payer le ''vrai'' prix pour mieux manger, question inspirée du fait que les rotisseries St-Hubert ont choisi de nourir leurs poulets de farine animale, pratique qu'ils avaient suspendue pendant la crise de la vache folle.

Voici ma réponse:
Que St-Hubert ait pris cette décision écoeure et déçoit au plus haut point.
Le hic, c'est quand on commence à parler du prix de la nourriture en épicerie.
Parce sortir au St-Hubert, si la différence entre du poulet de bonne qualité et de qualité douteuse n'est que de 40 cents le poulet comme le prétend un de vos lecteurs, il faudrait s'attendre à ce que le restaurant monte le prix de ses quarts d'un dollar, et ses demi-poulets de deux. Et tant qu'à sortir et payer mon assiette 5 dollars, aussi bien la payer 17 pour bien manger.
Mais à l'épicerie, entre manger de la merde pour 100 dollars qui va durer moins d'une semaine ou tripler la facture pour quelque chose de meilleur, je vais être tenté de choisir l'option plus accessible, le prix des autres commodités (loyers à presque 1000$, passe d'autobus à 80, internet, Hydro, etc) primant et privant du véritable choix.
Mais si j'avais à voler de la bouffe, ce serait bio, sans additifs et 100% naturel à tout coup.

vendredi 5 août 2011

Lagacé Contre-Attaque




Il m'arrive de critiquer Patrick Lagacé - journaliste à La Presse et co-animateur des Francs-Tireurs - pour ses positions idéalistes et idéalisantes à propos de la société dans laquelle on vit, qui, pour lui, abrite plus de bonnes personnes que de mauvaises, et que la proportion de malfaiteurs diminue au fur et à mesure qu'on grimpe les échelons des emplois dits honorables, tels que les policiers, soldats et politiciens. Et journalistes.

Toujours est-il qu'il nous a prouvé, dans un post de blogue hier, qu'il comprend exactement le rôle qu'est supposée jouer la presse dans notre société: celle de démasquer la vérité des clichés de notre monde et de la communiquer au petit peuple.

Les journalistes Américains se réveillent à peine d'une époque (un bon 10 à 15 ans) où ils ont été trop complaisants avec leurs élus, les firmes de bullshittage (relations publiques) et les grandes compagnies, avalant trop souvent les phrases vides et les mensonges pour aider l'État à justifier des dépenses folles ou des guerres injustifiées (qu'on pense au président Bush II et sa guerre en Irak) ou même pour copier-coller des communiqués de presse et prétendre qu'un simple lancement d'album, de film, de voiture ou de shampooing est une nouvelle digne de se retrouver en page fronticipice.

Sans parler des journaux à potins de style News Of The World et National Enquirer...

Le beau Patrick est même allé au front pour défendre un de ses collègues qui s'était fait tasser par un ministre et son équipe en posant une question qui les troublait. Dans ces moments-là, rien d'autre à faire que d'applaudir.

samedi 11 juin 2011

Lagacé Commence À... M'Agacer

Patrick Lagacé, de La Presse, se lance ce matin encore à la défense de ceux qui ne peuvent se défendre eux-mêmes, c'est-à-dire les policiers qui tuent des civils dans le cadre de leur emploi.

Après sa prise de position relativement comprenable dans le cas de Freddy Villanuova, ce ''jeune criminel de Montréal-Nord'', le voici ce matin qu'il défend les quatre policiers qui ont tué, mardi matin dernier, un itinérant qui se battait avec un sac de poubelles et un passant, qui ne faisait que se présenter au travail (un employé de l'hôpital Saint-Luc - j'imagine que Stephen Harper et Jean Charest vont appeler ça de la création d'emploi).

Trois balles ont été tirées, deux sur le sans-abris, une sur le passant. Alors que l'arme à feu ne doit être utilisée qu'en dernier recours.

Encore une fois, je suis issu d'une famille qui a incorporé le métier de policier (et de militaire) dans son arbre généalogique, pas un ado anarchiste anti-McDo. Dans tous les corps policiers (SQ, SPVM, GRC) qui les ont employés, jamais un d'eux ne s'est retrouvé dans une situation où la force fatale n'a été utilisée sans être le dernier recours. Même pour le sergent qui oeuvre dans St-Léonard et Montréal-Nord et doit faire face à une guerre de mafieux et de gangs de rue à tous les jours.

Il y a moyen de le faire.


Lagacé, absurde comme lui seul en est capable, y est allé de cette allégorie:

Dans un film américain, Bruce Willis aurait pris la situation en main. Hop, une prise de judo. Hop, une balle dans la jambe. Mais nous ne sommes pas dans un film américain. Nous sommes dans la vraie vie, dans une grande ville nord-américaine.

Le flic nord-américain ne tirera pas une balle dans la jambe de Mario Hamel, en ce mardi matin. Il n'est pas entraîné pour cela. Il est entraîné à tirer au milieu du corps. Il est entraîné à tirer pour tuer.
Si c'est vrai, alors incorporons-donc quelques cours sinon d'arts martiaux alors d'auto-défense de base de style ''un homme contre un homme et son couteau'', le genre de cours qu'un doorman de bar trouve le moyen de terminer en deux semaines, de soir, entre des quarts de travail sur Crescent ou Ste-Catherine où il doit, justement, faire face à des épais armés en état d'ébriété presque chaque soir, sans jamais en tuer un et - plus important encore - sans jamais mourir lui-même. C'est faisable pour un boeuf de 350 livres qui travaille presque au salaire minimum avec son QI sous-normes, ce devrait l'être dans les écoles de police. Me semble.

mardi 1 juin 2010

Lettre Ouverte À Nathalie Petrowski

Bonjour,

j'ai apprécié votre chronique qui critiquait l'étude de MacLean's sur la culture - surtout l'angle des manifestations artistiques gratuites, même si vous vous êtes surtout arrêtée à celles qui sont financées par nos impôts.

Par contre, il s'en trouve bon nombre d'autres, dont UnPop Montréal, un festival annuel qui se tient depuis 2005 à la fin de l'été et qui dure, bon an mal an, deux semaines, et met en vedette des artistes de la relève qui finissent presque tous par percer ailleurs (de l'édition 2009, d'ailleurs, deux seront aux FrancoFolies cet été, Patrick Pleau et Philémon Chante).

Le tout financé directement du porte-monnaie d'un mécène lui-même auteur-compositeur-interprète de la relève - moi.

Mais je ne m'attendais pas à ce que vous le sachiez - La Presse demeure le seul journal montréalais qui a toujours omis de parler d'UnPop; le JdM, Ici, Voir, 24 Heures, Hour (une page fronticipice en 2006), Mirror (deux pages fronticipices, 2005 et 2009), Métro, The Gazette - tous les autres en ont parlé au moins une fois.

Drôle, quand même.

Au plaisir de vous y voir, cet automne...


Sébastian Hell

mercredi 28 avril 2010

Pas Debout, Ni Assis, Ni À Genoux, Ni Prosterné...

Bon, j'allais enfin publier, 24 heures trop tard, sur mon blogue francophone principal, ma Lettre Ouverte À Pierre Rinfret, ma réplique à ses commentaires épais d'avant-hier soir à l'Attaque À 5.

Mais voilà qu'un éditorial de La Presse met le doigt sur un beau bobo que je ne pouvais ignorer: Washinton prend de plus en plus de place dans la politique canadienne.

Oui, l'éditorialiste fait preuve de démagogie pour arriver à sa fin, à son point, mais quand même, le message passe - et passe bien.

Avec des Conservateurs au pouvoir à Ottawa qui sont moins-que-minoritaires mais qui gèrent le pays comme des rois fils-de-Dieu, le Canada, ce Beau Grand Pays, le ''plusse meilleur au monde'' n'est pas debout, ni assis, ni a genoux ou prosterné, mais bien tout nu et à quatre pattes devant les américains.

Une méchante chance qu'ils n'ont plus un cowboy au pouvoir, eux, qui ne demande qu'à nous rider...

samedi 7 novembre 2009

Vacciner Les Hockeyeurs En Priorité...

Salut, Alex.

Je voulais encore une fois parler d'un sujet d'actualité avec toi: vacciner les joueurs de hockey en priorité.

J'en parle sur mon blogue en français, et je vais le citer plus bas, mais je tiens à ajouter que moi, je ne m'y soumettrai pas.

Trop de niaiseries dans la liste d'ingrédients inactifs (au nombre de crevettes que je mange par semaine, j'ai ma dose de mercure, merci quand même!), actifs (youppi, un adjuvant, juste quand on sait que cette souche particulière de la grippe aime particulièrement les systèmes immunitaires renforcés!) - sans compter que le vaccin a plutôt été conçu pour la grippe H5N1 (la grippe aviaire, pas porcine, ce qui revient à regarder l'Orange Mécanique au lieu de Peau De Banane), ni qu'il n'a pu bénéficier des 2 à 5 ans habituellement requis de tests avant sa mise en marché.

Oh, et aussi parce que le manufacturier principal, Glaxo-Smith-Klein, ou GSK pour les intimes, est un de mes anciens clients pharmaceutiques chez Head - un christ de croche à part ça, côté éthique.

Tout ça pour mener au sujet du jour.

Comme je le dis dans mon texte, Réjean Tremblay approuve, Patrick Lagacé pas.

Et mes arguments:
Les raisons contre, elles sont faciles à trouver: égalités sociales, soigner les plus à risques point-de-vue santé en premier (les enfants, les asthmatiques graves, la veuve et l'orphelin).

Sauf que les sportifs sont également très à risque.

Ils suent ensemble ou l'un contre l'autre, partagent chambres d'hôtels, vols d'avions (des incubateurs à maladies s'il en est), toilettes plubliques, douches, bouteilles d'eau ou des Gatorade et travaillent dans des espaces restreints. Et dans leur temps libres, de jour, visitent des enfants malades dans des hopitaux et, de par leur statut social, le soir, ensorcellent nos jolies demoiselles dans les bars.

Dans le seul but de sauver les enfants malades et les jeunes femmes à la cuisse légère qui, elles, pourrainet ensuite contaminer moult musiciens et quelques saoulons ici et là, les joueurs de hockey doivent absolument passer en premier.

Bon, on dira qu'ils seraient ainsi privilégiés parce qu'ils sont riches, mais, justement, puisqu'ils sont riches, ils sont aussi plus taxés et imposés que le commun des chômeurs - et paient ainsi plus que leur part des effectifs médicaux.

Donnez-leur une centaine de doses et laissez leurs médecins (ceux que les équipes professionnelles paient à grands coûts) les leur administrer - on ne nuira ainsi donc pas au système, puisqu'on garderait les médecins québécois et les infirmières pour le grand public, tout en protégeant la santé de nos héros sur patins.
Curieux de connaître ton opinion...

lundi 5 octobre 2009

Notre-Dame Qui Êtes Odieux

Ouais, bon, je pense qu'on peut s'entendre qu'à tout le moins, ce débat épique n'est que toile de fond pour un débat plus large, plus profond.

J'aime que tu tires sur tout ce qui bouge; en l'absence d'un Falardeau, si on veut le faire notre crisse de pays, faut voir l'ennemi et être prêt à le contrer dès qu'il ouvre sa trappe. Tu as l'oeil, c'est entendu, mais il faut aussi savoir choisir ses cibles.

Quand tu places Notre-Dame au même niveau qu'une entreprise comme Labatt, ou, mettons, que les écoles privées américaines telles Harvard dont le seul but est de ''faire la piasse'', je crois que tu ne saisis pas de qui il s'agît ici.

Les propriétaires ne sont pas une compagnie à numéros ni des experts en finance; c'est la congrégation des Frères de Sainte-Croix, les religieux qui ont bâti (et sont les propriétaires) de l'Oratoire Saint-Joseph, et de pas mal toutes les écoles qui portent le nom ''Notre-Dame'' en leur sein. Ils n'ont aucune autre activité que l'enseignement et de faire vivre le peu de religieux qui reste sous leur enseigne. Avec tout ce que ça implique de bon et de mauvais - surtout 40 ans après la Révolution Tranquille - mais rappelle-toi que le gouvernement décide de ce qui s'enseigne, et il n'y a donc pas de lavage de cerveau religieux dans leurs cours (en fait, les profs sont tous laïcs depuis bien longtemps).

D'ailleurs, il me semble que le dernier prof religieux à y avoir sévi est le Frère Jérôme - signataire du Refus Global, de Prisme D'Yeux et des Plasticiens.

L'argent recueilli, donc, paie les installations, les infrastructures. C'est pas mal juste là que l'école diffère des autres - elle en a tellement. Et l'argent d'Hydro, justement, était destiné aux infrastructures du côté de la Côte Sainte-Catherine, où se trouvent l'aréna, le terrain de football et l'Atelier du Frère Jérôme (qui accueille toujours des visiteurs même si le frère lui-même est décédé en 1994). C'était dans La Presse.

On parle (tu parles en fait, moi, j'évitais, mais c'est vrai qu'on y est presque) de démocratie, d'égalité, mais en 2009, je me demande vraiment où elle en est, la Démocratie. On parle de laquelle, celle des Grecs, l'Originale, qui excluait les femmes? Celle des Américains, qu'ils exportent à coup de guerres, bâtie sur des racines racistes et sexistes qui permet à un gars qui perd ses élections de devenir Président quand même? Ou tu parles de la Démocratie Canadienne où le gars qui prend toutes les décisions n'a même pas reçu l'appui de 15% de la population du pays mais mène le bal pareil parce qu'il a eu (à peine) plus de votes (pour les gens qui ont daigné voter) que ceux des trois autres partis, mais qui a eu moins de votes que ceux de n'importe quels deux autres partis (ah, si seulement le Bloc et le NPD avaient autant de couilles que d'intégrité!)

Pour vrai, la démocratie, c'est beau dans les livres théoriques, mais dans les faits, ça ne marche pas. J'aurais beaucoup plus confiance en un système comme à Cuba qu'en notre semblant de démocratie. Tu mentionnes le mot ''droit'', comme si on en avait... mais je traduis librement un extrait du dernier show de George Carlin avant sa mort:
Ça n'existe pas des droits, c'est imaginaire. Comme Pinocchio et les contes de fées, ce sont des idées, de belles idées, oui, mais fictives. Si vous pensez avoir des droits, laissez-moi vous demander d'où ils viennent. Ils viennent de Dieu? Non. (...)

Pourquoi chaque pays a-t-il un nombre différents de droits? Pourquoi en avons-nous 10 alors que les Britanniques en ont 13, les Allemands 29, les Belges 25, les Suédois en en 6 et certaines personnes sur la planète n'en ont aucun. Pourquoi certains gens en ont-ils un nombre différent? On s'emmerdait? On ne sait pas compter? (...) On dirait plus un groupe qui tente de contrôler un autre groupe - ''business as usual'', comme on dit en Amérique.

Si vous croyez toujours que vous avez des droits, allez chercher sur Wikipedia, tappez ''Japano-Américains 1942'' et vous verrez ce que les autorités pensent de vos précieux droits. En 1942, le gouvernement a mis 110 000 bons citoyens, qui payaient leurs impôts et suivaient les lois, dans des camps de concentration, juste parce que leurs parents étaient nés dans le mauvais pays. C'est tout ce qu'ils avaient fait de mal.

Ils n'ont pas eu droit à un avocat, pas eu droit à un procès juste et équitable, pas droit à un jury formé de leurs pairs, aucun droit. (...) Le seul droit qu'ils avaient: Droit Devant - dans le camp.

Juste au moment où les citoyens américains avaient le plus besoin de leurs droits, le gouvernement leur a enlevé. Les droits ne sont pas des droits si quelqu'un peut vous les enlever. Ce sont des privilèges, et si vous lisez ne serais-ce qu'une fois de temps en temps les journaux, vous vous rendrez compte qu'à chaque année, la liste diminue et se rétrécie. (...)

De deux choses l'une: ou bien nous avons TOUS les droits, ou bien nous n'en avons aucun.
- tu peux le voir ici, rends toi à 4:15

Peut-être que c'est seulement parce que je suis dans une mauvaise passe, que je ne vois pas le côté positif des choses, je ne vois pas l'avenir comme étant prometteur. J'ai un ami, Mark, qui dit, en parlant de démocratie, qu'elle a fait son temps et qu'elle a prouvé être inefficace. Non seulement une organisation comme l'ONU ne sert à rien d'autre que d'envoyer des lettres à des chefs de pays dangeureux (en plus de leur offrir une plate-forme où s'exprimer), mais elle plie constamment devant un pays qui se targue d'être un Champion De La Démocratie où 49% de la population a choisi George W. Bush pur décider de leur sort et les représenter comme le visage de leur nation, où plus de 51% des gens sont contre le droit à l'avortement et les marriages homosexuels, où un plan se santé simple va perdre malgré une majorité écrasante de voix au Sénat (59 voix), à la Chambre Des Représentants (61 voix) et un veto au Président... il y en a sérieusement là-dedans qui méritent de perdre leur droit de vote.

Ou peut-être méritent-ils une meilleure éducation. Moi, je les enverrait dans une institution qui a instruit Félix Leclerc, Rudy Caya, Diane Dufresne, Gregory Charles, le Frère André, et moi-même - en plus de coûter moins cher que d'étudier aux States, ils reçoivent des dons annuellement!

jeudi 6 août 2009

"My name is Exaybachay. He Who Talks Loud, Saying Nothing...I preferred to be called Nobody." -Dead Man

Le texte sur Dédé Fortin je l'aime ben gros, mais je ne sais pas pourquoi, j'aime pas les expressions comme celle-là: "les Richard Séguin, Richard Desjardins et autres Paul Piché". D'ailleurs Cassivi l'utilise souvent et ça m'énerve. Ça sonne hautain je trouve.

Mais à part ça, le texte est excellent. Je le trouve sincère, honnête et touchant. Je suis pas mal d'accord dans l'ensemble. Dans le sens que moi aussi j'ai trouvé tous leurs albums à part "Dehors novembre" complètement insignifiants.

Toutefois, dans mon cas, mon premier contact avec "Dehors novembre" a été pas mal different. C'était en 2001, dans la fourgonnette quand on était en externe à Saint-Tite. On était tous pas mal saoûls (sauf le conducteur qui devait vraiment nous trouver cons) et il y en a un qui a insisté pour mettre le disque pour me dire à quel point c'était génial pendant une demie heure avant qu'on s'arrête pour une dangereuse session de "go-kart".

Je trouvais la musique très bonne, mais "l'intro à la "The End" des Doors", contrairement à Cassivi qui l'a trouvé "hypnotique, déchirante, magnifique", moi je l'ai trouvé carrément plagiée.

La poésie n'était pas si pire, mais sans plus. C'etait pas pire pour du "Colocs" mettons. Mais j'étais dans une phase dans laquelle j'écoutais du Leo Ferré constamment ce qui me donnait un répertoire de poèmes suicidaires d'une richesse incroyable qui mélangeait l'amour, l'anarchie, la révolte, la révolution, l'histoire, le sexe, les tabous, la litteratures, la mort, etc, etc, etc. Juste après ma séparation d'avec tu-sais-qui, Ferré avait su comment aller me chercher. Dédé, à ce moment-là, faisait, quant à moi, une musique encore trop "CKOI".

C'est juste maintenant, après des années loin de chez moi et après en avoir enfin fini avec Ferré (quoique je pense recommencer bientôt), que j'apprécie sa musique et que j'ai vraiment le goût de l'entendre pour ce que ça évoque. Ma copine ne comprend pas les paroles de "Dehors novembre", mais elle aime s'imaginer des images sur cette musique avant de dormir. Elle dit que ce qu'elle imagine sur cette toune-là ressemble beaucoup au "far-west". La chanson du "Répondeur" la touche beaucoup, surtout parce que le chanteur la chante de façon vraiment triste.

Je lui ai traduit les paroles du "Répondeur" et elle était un peu déçue. Je me suis déçu un peu moi-même en les traduisant. Je suppose que ce qui était important c'était le "feeling" que Dédé avait en la chantant. Dans le fond, c'est ça qui fait que la chanson est spéciale avec tout ce qu'elle évoque sur la neige, la pluie et la tristesse du mois de novembre qui font qu'elle n'aurait pas pu être composée ailleurs, quoique Tom Waits, sur "Black Rider", chante une chanson qui s'appelle "November" et qui donne vraiment le goût de se suicider. Sauf que Dédé a le mérite de l'avoir chanter en français et, surtout, en joual.

Les francais ne parlent pas beaucoup de la neige dans leurs chansons et, quand ils en parlent, ça sonne faux pour nous. C'est comme si ici je me mettais à parler à un mexicain de la pauvreté ou de la brutalité policière à Montréal.

Mais Dédé n'était pas une légende, pas plus que Léo Ferré, Tom Waits ou Elvis Presley. Tout comme eux, c'était le produit d'une industrie. L'industrie culturelle, celle-qui fait vivre les chroniqueurs de La Presse et Dédé Fortin (et qui l'a tué aussi) mais qui refuse de nous faire vivre.

Ça, ça fait de nous des gens beaucoup plus libres que tout le monde de Céline Dion à Slaves on Dope, et tous ceux que tu as nommés: Jean Leloup, Jimmy Bourgoing, Les Colocs, Pas Chic Chic, Panopticon Eyelids et Shalabi Effect.

Quant à moi, ce que tu arrives à faire avec ton festival qui te coûte les yeux de la tête ça vaut mille fois plus que ce que tu as pu faire avec tous ceux que je viens de nommer. Sans t'en rendre compte, tu mets des bâtons dans les roues d'une industrie qui prétend s'enrichir en mettant des idées sur le marché.

Toutefois, si ce que tu désires vraiment c'est de percer dans cette industrie-là, j'ai vraiment l'impression qu'il va falloir que tu le fasses en francais, pas par souci de préservation de la langue, mais parce que c'est sur le marché francophone que tu vas vraiment rencontrer le public qui va te trouver original. En anglais tout a été fait et tout se fait tout le temps. En francais, et surtout en québécois, on nous impose le même type de produit culturel depuis la fin des années soixante-dix. S'il y a une culture à laquelle tu peux apporter quelque chose, c'est celle-là. En ce sens-là, je t'encourage fortement à ce que ton prochain spectacle soit celui que tu voulais faire complètement en francais, même si ça implique de brailler en chantant "Le Répondeur".

Sauf que, encore-là, on parle d'entrer dans l'industrie. Une industrie qui construit des légendes, des mythes, qui servent littéralement à aliéner le public et à le rendre passif, à le controler par une habile stratégie de pain et de cirque. Quand cette industrie-là met sur le marché des gens qui la critiquent, c'est seulement dans le but de se légitimer à elle-même, pour pouvoir dire que tout le monde y trouve sa place et que c'est la meilleure facon de fonctionner que l'on puisse se permettre d'imaginer. Et oui... ils contrôlent même notre imagination les bâtards. L'industrie culturelle c'est à ça que ça sert et à rien d'autre.

Donc, comme je le disais plus haut, le festival que tu organises fait de toi quelqu'un de pas mal plus libre et donc plus grand que la liste de personnes que tu as nommé à ta correspondante. À partir de maintenant, selon moi, ta vrai vie d'artiste, ta vraie vie publique commence et tu n'as plus à t'affirmer en ressassant un passé glorieux.

Ton présent suffit amplement parce que tu as travaillé d'arrache-pied pour réussir à mettre en place un festival qui donne la chance à ceux qui aiment tripper en faisant de la musique de partager leur passion avec un public qui aime écouter autres choses que ce que l'industrie a à leur offrir.

D'ailleurs, (ton ex-groupe que je te ferai la faveur de ne pas nommer), je ne les ai jamais entendu, mais, selon moi, ils ont vendu leur âme au diable et ils sont désormais condamnés à demeurer dans l'ombre d'Ozzy. À mon avis, c'est un groupe dépourvu d'intérêt.

Mobile c'est encore pire parce que je ne les connait même pas, mais je ne fais pas confiance à des groupes qui gagnent des concours. Les concours pour moi sont un raccourci qui sert de prétexte pour faire de l'argent sans travailler. Leur gloire c'est plus de la chance que du travail ou du talent. Ça ne vaut pas grand chose tant qu'à moi.

Quant aux Colocs, je trouve ça pas mal pathétique qu'un collectif de gens qui font de la musique qui s'auto-proclame "groupe" meurt avec son chanteur. Finalement, c'était pas si un "groupe" que ça, ils auraient dû s'appeler Dédé Fortin, ça aurait fait pareil.

Quant à la mort de Dédé Fortin, ca fait peut-être cliché de dire que c'est l'industrie qui l'a tué, mais moi j'ai l'impression que si le gars n'avait pas été aussi exposé, il ne serait peut-être pas mort à l'heure qu'il est. Le pire hommage qu'on puisse lui rendre maintenant c'est d'en faire un mythe. Parce qu'un mythe c'est de la fiction et je pense que, au moins un mérite de ce chanteur-là, c'est d'avoir eu pour souci d'être vrai et authentique. Malheureusement, je pense que c'est inévitable d'en faire une légende parce qu'on aime vraiment se faire raconter des histoires.

Sur ce, je reviens à toi, je trouve que le principal mérite de ton festival et des concerts que tu donnes en général, c'est d'avoir surgi de ta propre initiative dans des conditions qui rendaient ta tâche presque impossible parce que l'industrie ne permet pas aux "outsiders" de lui faire des surprises.

Maintenant, grâce a toi, il y a une poignée de musiciens qui peuvent goûter à des applaudissements au moins une fois par année. Quand bien même que cette poignée se résumerait juste à toi et aux groupes dont tu fais la première partie ou qui font ta première partie, tu pourras toujours te définir comme un accident dans l'histoire, un imprévu et ça... c'est grandiose.

Ton ami qui a bien hâte de recommencer à jammer avec toi,

Mala Estrella

mardi 16 décembre 2008

Réjean Tremblay Contre-Attaque

Oui, ses téléromans sont un peu cheaps. Oui, il frôle la sénilité, il affectionne les filles trop jeunes pour lui, il est snob et malgré qu'il soit multimillionnaire (et s'efforce toujours de défendre d'autres multimillionnaires), il fait tout pour éviter de payer des taxes quand il achète des encyclopédies usagées à L'Échange.

Et, oui, ses chroniques ressassent toujours les mêmes sujets. Mais il y a des sujets qu'on croyait pouvoir éviter une fois les années 60 terminées, une fois deux référendums passés, une fois la Nation Québécoise acceptée au Canada Anglais.

Mais non, le racisme latent du Good Ol'Canadian envers le Québécois moyen refait surface, encore au hockey. Cette fois, c'est Pat Quinn, cet ancien entraîneur-chef des Maple Laughs de Toronto, maintanant à la barre de Team Canada aux championnats mondiaux junior, qui affirme que les joueurs du Québec ne sont pas assez 'mâles' pour être les égaux de leurs collègues des autres provinces.

La ministre de l'éducation, des loisirs et du sport au Québec, Michelle Courchesne, réagit ici. Le commissaire de la Ligue de Hockey junior majeur Du Québec, Gilles Courteau, réagit ici. Ronald King, de La Presse, est égal à lui-même, ici.

Mais cette fois-ci, c'est le vénérable (et vétérable) Réjean Tremblay qui remporte la palme de la meilleure défense, qui est en fait l'attaque, tout en recyclant le même texte sur la Race qu'il nous sert depuis une dizaine d'années au moins, qu'il rafraîchit de certains paragraphes pertinents à chaque fois. Un deux pour un, quoi.

J'aurais ajouté que La Belle Province a fourni à la Ligue Nationale la plupart de ses durs-à-cuire, de Donald Brashear à Georges Laraque en passant par Peter Worrell, Jean-Luc Grand-Pierre et André Roy, ainsi que des joueurs qui ''vont dans le traffic'' comme Sidney Crosby, Steve Bégin, Maxime Lapierre et François Beauchemin, ainsi que des joueurs complets qui n'ont pas peu de se battre et de frapper, comme Vincent Lecavalier, qui est aussi fort, talentueux et un meneur-né que Jarome Iginla...

dimanche 2 novembre 2008

Faladeau se met encore dans la marde...

Il commence par écrire une chronique dans Ici... en envoyant chier David Suzuki.

S'ensuit Marc Cassivi qui en saute une coche...

Devenu publique, la révolte s'aggrandit: les Cowboys Fringants, André Boisclair, Hubert Reeves et maints autres signent aussi un texte à moitié antifalardiste et très pro-suzukien...

Droit de réplique, superbement écrite.


Conclusion?

Il est passé maître dans l'art de se mettre dans la marde, mais il a la gueule pour gagner son point pareil.

Mais on enlève un bout de point parce qu'il n'a pas su défendre le commentaire un peu raciste du début de contexte. Victoire, mais par décision partagée.