On commence déjà à faire de la politique de ruelle sur les réseaux sociaux, alors qu'on compte encore en heures un moment où un ''fou'' a tenté un crime qu'on n'ose plus nommer ''politique'', et où on a blamé les médias anglophones (ceux de Toronto comme le Globe And Mail et National Post, surtout, mais aussi la section commentaires de The Gazette) de targuer tous les québécois (même ceux qui ne sont ni nationalistes ni indépendantistes) de nazis et d'associer le PQ (un parti social-démocrate nationaliste) à Hitler (le mot ''nazi'' est une abbréviation de nazionalsocialist, que je crois ne pas avoir à traduire).
Mais attacher au nom d'un parti sa signifiance est faire une grave erreur: aux USA, les partis Démocrate et Républicain représentent inversement ce qu'ils représentaient il y a 150 ans; les Libéraux de Charest ou de Chrétien ont tout fait pour enlever des libertés; les Conservateurs ne veulent rien conserver, que ce soit en environnement, en lois sur la vie privée, en droits des femmes; le Parti Révolutionnaire Institutionnel au Mexique a bel et bien institutionalisé la corruption, mais en quoi a-t-il été ''révolutionnaire'' (lire: pour le peuple)? Les exemples pleuvent...
C'est ainsi que je suis malgré moi entré dans une conversation en ouvrant l'internet il y a une dizaine de minutes:
Bon, clarifions: par ''loi 101'' pour les anglos, je ne parle pas d'afficher uniquement an anglais dans le West Island, les Cantons-de-l'est et l'Outaouais... mais mettons avoir un service à la clientèle au moins parfaitement bilingue pour servir le monde dans leur langue. Si le français doit prédominer une affiche (51%? - si c'est assez pour gagner un référendum, on devrait se sentir aussi confortable d'avoir la même marge sur l'affichage, surtout que les endroits qui seraient affichés en plus de deux langues, soit le chinois ou l'espagnol en plus, dans des quartiers ethniques, genre, devraient tout de même se conformer au 51% et devoir rapetisser les autres langues...), pourquoi ne pas avoir l'audace et les couilles de laisser l'autre langue s'afficher en plus petit pour les ''tout aussi indigènes que nous'' et les touristes dans ces cas spéciaux? Ça ne changerait rien à Hérouxville ou Bois-Des-Fillions, carosse, y'en a pas d'anglos qui vont là-bas, pourquoi les téter?
Le plus beau compliment qu'on pourrait faire à nos anglos serait de leur montrer que nous n'aurions plus peur d'eux chez nous - si ''chez nous'' il y avait. Protéger leurs acquis. Les aimer. Écouter leurs tounes (Arcade Fire, Wolf Parade, Sam Roberts, April Wine, Men Without Hats, Gino Vanelli, Céline Dion), regarder leurs films (The Trostsky, Juno, même Gandhi et Ghostbusters ont leurs racines ici), manger leur bouffe... ok, pas leur bouffe, on va manger celle des allophones à la place, mais quand même.
La loi 101 a fait du bien en tabarnak et doit demeurer. Mais on doit aussi apprendre de notre propre histoire pour ne pas faire en sorte que nos voisins, maris, cousins, employés, concierges, propriétaires, médecins anglos ne sous sortent un moment donné leur propre version du classique de Michèle Lalonde, Speak White, parce que ça ferait dur en sacramant de se faire re-shooter ça dans la face.
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samedi 8 septembre 2012
vendredi 10 août 2012
Surprise Du Vendredi
Bon, je ne suis pas d'accord avec tout le texte, surtout pas la dénigration de la Loi 101 et l'allusion au racisme latent de ''tout ce qui est bronzé'', surtout que bien des bronzés parlent un excellent français (même si, trop souvent, il est en effet 'français de France').
Mais depuis le temps que Le Journal (de Mourial) ne fait qu'exprimer de la merde pure à 100% et des opinions datées, malhonnêtes et populistes, je voulais noter queMme Bovary Lise Ravary a accouché d'un pas pire texte ce matin.
Car même Jean-Martin Aussant et Amir Khadir ont compris qu'il fallait courtiser et inclure les anglophones dans le débat de société, surtout que pour les moins de 40 ans, de moins en moins se définissent comme ''Canadiens'' (merci, Stephen Harper!).
Mais depuis le temps que Le Journal (de Mourial) ne fait qu'exprimer de la merde pure à 100% et des opinions datées, malhonnêtes et populistes, je voulais noter que
Car même Jean-Martin Aussant et Amir Khadir ont compris qu'il fallait courtiser et inclure les anglophones dans le débat de société, surtout que pour les moins de 40 ans, de moins en moins se définissent comme ''Canadiens'' (merci, Stephen Harper!).
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mardi 2 août 2011
Tricoter Serré
Empédocle, philosophe grec, a pondu il y a des siècles la phrase ''tout est politique''.
Plus le temps passe, plus elle s'avère vraie - mais plus elle est banalisée, aussi. La politique, ce n'est pas seulement les gérants véreux de notre existence, les lois, les hopitaux, l'économie...
C'est d'abord et avant tout de s'impliquer pour se rendre la vie meilleure, et la rendre meilleure pour tous. Et parmi les acteurs les plus importants de notre politique actuelle se trouvent... Les Ville-Laines.
Si vous avez manqué leurs apparitions dans Le Devoir et chez Pénélope McQuade, le blogue bilingue de Mimi Traillette (ma Ville-Laine favorite) vous offre ce matin deux liens qui expliquent les raisons derrière leur propension à tricoter en public.
''En route pour la gloire''? Je l'espère bien.
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mardi 12 juillet 2011
dimanche 6 février 2011
Mes Chastes Oreilles Vierges Contre Ma Crinière De Lion
Je ne suis pas certain du décorum, du ''comment faire'', de rien en fait. Je laisse ça entre les mains de quiconque osera s'exprimer sur le sujet.
Voilà: sur mon blogue anglo, je parle d'horoscope. Le classique, dans lequel j'étais vierge, et les nouvelles versions, dans lesquelles je suis maintenant lion, ce qui me sied mieux.
J'ai pensé traduire le texte et le câlisser ici, parce qu'il me semble que ça faisait une éternité que personne ne sévissait dans ce bel cyberespace, mais je ne suis plus intéressé par le sujet - j'ai dit ce que j'avais à dire, et je trouve inutile de m'y repointer le nez.
Faque check ça, comme disent les jeunes: le texte, il est ici. Je ne l'ai pas copié-collé, je mets un lien. À vous d'y cliquer ou pas.
Voilà: sur mon blogue anglo, je parle d'horoscope. Le classique, dans lequel j'étais vierge, et les nouvelles versions, dans lesquelles je suis maintenant lion, ce qui me sied mieux.
J'ai pensé traduire le texte et le câlisser ici, parce qu'il me semble que ça faisait une éternité que personne ne sévissait dans ce bel cyberespace, mais je ne suis plus intéressé par le sujet - j'ai dit ce que j'avais à dire, et je trouve inutile de m'y repointer le nez.
Faque check ça, comme disent les jeunes: le texte, il est ici. Je ne l'ai pas copié-collé, je mets un lien. À vous d'y cliquer ou pas.
jeudi 2 septembre 2010
Bellemare Vs Charest
J'apprécie au plus haut point la guerre médiatique que Marc Bellemare livre à Jean Charest en ce temps mort de politique au Québec. Puisque le PQ dort au gaz (un peu commes les Démocrates aux States) et que L'ADQ prouve qu'elle est morte, les Disgraciés de Charest nous divertissent eux-mêmes.
Ne vous y trompez pas, par contre: s'il y avait élections auourd'hui, les Libéraux gagneraient toujours haut-la-main malgré les innombrables scandales de corruption et le taux d'insatisfaction à son endroit: les anglophones, les anti-séparatisses et les ''amis du Parti'' à eux seuls font le tiers du vote. Il faut ajouter à cela les partisans du PQ qui haïssent Pauline Marois et les gens de droite qui préfèrent voter Libéral que de gaspiller leur vote sur l'ADQ et - paf! on a 50% de l'électorat, drette là, sans même se forcer. Deux ou trois promesses électorales, ''santé, éducation, familles, baisses d'impôts, sécurité'' - et bang! Majorité. Fin de la parenthèse.
Toujours est-il que le seul adversaire de taille pour les Libéraux sont les Anciens Libéraux. Et Marc Bellemare, puisqu'il accuse le gouvernement sans avoir toutes les preuves en mains, doit rendre sa cause publique. Parce qu'on sait tous que c'est comme ça que ça fonctionne en Amérique Du Nord: les amis du Parti et les Grands Donateurs s'achètent le droit de nommer des ministres et, dans ce cas-ci, des juges.
Charest, lui, bien qu'il sait qu'il est dans le tort, appuyé tel qu'il est non seulement par son avocat personnel mais aussi celui du Parti et celui du Gouvernement, sait aussi qu'il risque bien de gagner en cour. C'est pourquoi il poursuit Bellemare pour diffamation, question de se redorer le profil et de recevoir une compensation financière après s'être fait trainer dans la boue.
Mais voici que Bellemare contre-attaque avec une contre-poursuite à son tour - et exige, en plus, que la Cour invalide celle du premier ministre, parce qu'elle a été déposée sous le nom de ''Jean Charest'', qui est le nom d'artiste du premier ministre, dont le nom officiel est John James Charest.
Bien entendu, tout cela est connu depuis longtemps, mais Bellemare se sert de l'opinion publique pour démoniser Charest, le faire non seulement passer pour anglophone mais aussi comme menteur, ou cacheur de vérités.
La semaine dernière, Bellemare avait la faveur du deux-tiers de la population. Je crois bien qu'il va monter ça aux trois-quarts. Bien joué, ancien ministre de la justice.
Ne vous y trompez pas, par contre: s'il y avait élections auourd'hui, les Libéraux gagneraient toujours haut-la-main malgré les innombrables scandales de corruption et le taux d'insatisfaction à son endroit: les anglophones, les anti-séparatisses et les ''amis du Parti'' à eux seuls font le tiers du vote. Il faut ajouter à cela les partisans du PQ qui haïssent Pauline Marois et les gens de droite qui préfèrent voter Libéral que de gaspiller leur vote sur l'ADQ et - paf! on a 50% de l'électorat, drette là, sans même se forcer. Deux ou trois promesses électorales, ''santé, éducation, familles, baisses d'impôts, sécurité'' - et bang! Majorité. Fin de la parenthèse.
Toujours est-il que le seul adversaire de taille pour les Libéraux sont les Anciens Libéraux. Et Marc Bellemare, puisqu'il accuse le gouvernement sans avoir toutes les preuves en mains, doit rendre sa cause publique. Parce qu'on sait tous que c'est comme ça que ça fonctionne en Amérique Du Nord: les amis du Parti et les Grands Donateurs s'achètent le droit de nommer des ministres et, dans ce cas-ci, des juges.
Charest, lui, bien qu'il sait qu'il est dans le tort, appuyé tel qu'il est non seulement par son avocat personnel mais aussi celui du Parti et celui du Gouvernement, sait aussi qu'il risque bien de gagner en cour. C'est pourquoi il poursuit Bellemare pour diffamation, question de se redorer le profil et de recevoir une compensation financière après s'être fait trainer dans la boue.
Mais voici que Bellemare contre-attaque avec une contre-poursuite à son tour - et exige, en plus, que la Cour invalide celle du premier ministre, parce qu'elle a été déposée sous le nom de ''Jean Charest'', qui est le nom d'artiste du premier ministre, dont le nom officiel est John James Charest.
Bien entendu, tout cela est connu depuis longtemps, mais Bellemare se sert de l'opinion publique pour démoniser Charest, le faire non seulement passer pour anglophone mais aussi comme menteur, ou cacheur de vérités.
La semaine dernière, Bellemare avait la faveur du deux-tiers de la population. Je crois bien qu'il va monter ça aux trois-quarts. Bien joué, ancien ministre de la justice.
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jeudi 19 novembre 2009
Écrire Sa Pensée
Il semblerait qu'encore une fois, aux nouvelles (et en première page du chef de file en la matière, le Journal de Montréal), on ait parlé du fait français au Québec, non pas de l'importance de conserver la langue et la culture qui nous est propre, mais plutôt du nivellement par le bas que l'on fait en acceptant de plus en plus de fautes d'orthographes dans notre société, de l'école au monde professionnel en passant par le monde des affaires et même de la publicité.
C'est une chose d'être inventif et de faire des jeux de mots, il en est tout autre que de tolérer la médiocrité et de viser le plus bas possible plutôt que d'élever le discours (et le public moyen) d'un cran.
Boileau disait:
Je ne suis pas le plus grand fan des Cowboys Fringants, mais quand même:
Ici, un post de Matante Fuck Off (que je lis régulièrement), plus sobre et moins négatif que le mien, qui m'a tout de même inspiré cette diatribe. Aussi à lire: les commentaires après ses textes, tout aussi incisifs et éclairés, qui ajoutent souvent au texte même.
Et puisque j'ai versé un peu dans la politique, Monsieur Réponse nous conseille de se tourner vers l'anarchie, quoiquequ'une anarchie assez spéciale...
C'est une chose d'être inventif et de faire des jeux de mots, il en est tout autre que de tolérer la médiocrité et de viser le plus bas possible plutôt que d'élever le discours (et le public moyen) d'un cran.
Boileau disait:
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisémentSi on ne peut pas épeler les mots comme il le faut ou, pire, si on confond un mot pour un autre, comment peut-on avoir les idées claires? Il y a une sacrée marge entre ''qu'un gars qu'on aime'' et ''qu'un gars con aime'', et ceux qui ne peuvent pas la remarquer n'aiment que des cons - et on revient à récompenser la médiocrité. Ça fait un monde de brebis sans cervelles, de fans du Canadien qui n'a plus besoin de gagner pour faire de l'argent, de voteurs de Parti Libéral quand on a peur d'avancer et d'ADQ quand on a peur des étrangers.
Je ne suis pas le plus grand fan des Cowboys Fringants, mais quand même:
(...) Mais quand je r'garde ça aujourd'huiOn a les gouvernements que l'on mérite, c'est plus souvent qu'autrement vrai. Mais il faudrait un leader, un meneur, quelque part, qui se lève et éduque notre crisse de masse épaisse pour nous sortir de cette impasse culturelle, sinon, à quoi bon sauver la culture, si elle se limite à Céline Dion, le Centre Bell et ce que Québécor nous dit d'aimer?
Chu donc pas fier de ma patrie
Ça dort au gaz dins bungalows
Le cul assis su'l statut quo
Dans ce royaume de la poutine
On s'complait dans' médocrité
Bien satisfaits de notre routine
Et du bonheur pré-fabriqué (...)
Si c'est ça l'Québec moderne
Ben moi j'mets mon drapeau en berne
Et j'emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si tu rêves d'avoir un pays
Ben moi j'te dis qu't'es mal parti
T'as ben plus de chances de gagner à' loterie (...)
Si t'es content de ce pays
Ben ça mon homme c'est ton avis
Tu dois être le PDG d'une compagnie
C'est ça l'problème de ma patrie
Y'a pas personne pour s'indigner
Contre la fausse démocratie
Qui sert les riches et les banquiers
Dans cette contrée peuplée d'ignares
'Faut pas trop s'rappeler d'son histoire
Ici y'a juste les plaques de char
Qu'y ont encore un ti-peu d'mémoire...
Si c'est ça l'Québec moderne
Ben moi j'mets mon drapeau en berne
Et j'emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si c'est ça qu't'appelles une nation
Probable que tu sois assez con
T'es mûr pour te présenter aux élections...
Ici, un post de Matante Fuck Off (que je lis régulièrement), plus sobre et moins négatif que le mien, qui m'a tout de même inspiré cette diatribe. Aussi à lire: les commentaires après ses textes, tout aussi incisifs et éclairés, qui ajoutent souvent au texte même.
Et puisque j'ai versé un peu dans la politique, Monsieur Réponse nous conseille de se tourner vers l'anarchie, quoiquequ'une anarchie assez spéciale...
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