In light of the earthquake in Haiti, a thought for those who were injured, who died, and those left standing.
A thought to the diaspora as well, as Haitians are spread just about everywhere on this planet, particularly in North America, shaping us as we are shaping them.
Wyclef Jean first burst onto the scene as the frontman of hip hop group The Fugees; from the get-go, he wore his heritage on his sleeve, and as soon as he came into money, he made sure to help spread it in his country of origin as well. Sure, some of it was lost to local corruption, but that just made his resolve stronger in bringing aid directly to those in the street.
We might lose track of this from some of his more recent contributions to modern music, cameos on songs that don't mean anything, collaborations with pop stars (Shakira), film stars (The Rock) or divas (Mary J. Blige) - but the guy is a heck of a humanitarian.
Shout out. Props.
Also: if you're going to send money, please do so through usual, recognized NGOs. Too many fuckers are trying to use this crisis to rip you off.
Aussi: si vous donnez, veilluez le faire au travers d'ornagismes charitables reconnus mondialement. Il y a trop de crosseurs qui veulent profiter de votre générosité.
Je recommande Oxfam, Croix-Rouge et World Vision.
jeudi 14 janvier 2010
Video of the Moment: Wycelf Jean
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Wyclef Jean
jeudi 19 novembre 2009
Écrire Sa Pensée
Il semblerait qu'encore une fois, aux nouvelles (et en première page du chef de file en la matière, le Journal de Montréal), on ait parlé du fait français au Québec, non pas de l'importance de conserver la langue et la culture qui nous est propre, mais plutôt du nivellement par le bas que l'on fait en acceptant de plus en plus de fautes d'orthographes dans notre société, de l'école au monde professionnel en passant par le monde des affaires et même de la publicité.
C'est une chose d'être inventif et de faire des jeux de mots, il en est tout autre que de tolérer la médiocrité et de viser le plus bas possible plutôt que d'élever le discours (et le public moyen) d'un cran.
Boileau disait:
Je ne suis pas le plus grand fan des Cowboys Fringants, mais quand même:
Ici, un post de Matante Fuck Off (que je lis régulièrement), plus sobre et moins négatif que le mien, qui m'a tout de même inspiré cette diatribe. Aussi à lire: les commentaires après ses textes, tout aussi incisifs et éclairés, qui ajoutent souvent au texte même.
Et puisque j'ai versé un peu dans la politique, Monsieur Réponse nous conseille de se tourner vers l'anarchie, quoiquequ'une anarchie assez spéciale...
C'est une chose d'être inventif et de faire des jeux de mots, il en est tout autre que de tolérer la médiocrité et de viser le plus bas possible plutôt que d'élever le discours (et le public moyen) d'un cran.
Boileau disait:
Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisémentSi on ne peut pas épeler les mots comme il le faut ou, pire, si on confond un mot pour un autre, comment peut-on avoir les idées claires? Il y a une sacrée marge entre ''qu'un gars qu'on aime'' et ''qu'un gars con aime'', et ceux qui ne peuvent pas la remarquer n'aiment que des cons - et on revient à récompenser la médiocrité. Ça fait un monde de brebis sans cervelles, de fans du Canadien qui n'a plus besoin de gagner pour faire de l'argent, de voteurs de Parti Libéral quand on a peur d'avancer et d'ADQ quand on a peur des étrangers.
Je ne suis pas le plus grand fan des Cowboys Fringants, mais quand même:
(...) Mais quand je r'garde ça aujourd'huiOn a les gouvernements que l'on mérite, c'est plus souvent qu'autrement vrai. Mais il faudrait un leader, un meneur, quelque part, qui se lève et éduque notre crisse de masse épaisse pour nous sortir de cette impasse culturelle, sinon, à quoi bon sauver la culture, si elle se limite à Céline Dion, le Centre Bell et ce que Québécor nous dit d'aimer?
Chu donc pas fier de ma patrie
Ça dort au gaz dins bungalows
Le cul assis su'l statut quo
Dans ce royaume de la poutine
On s'complait dans' médocrité
Bien satisfaits de notre routine
Et du bonheur pré-fabriqué (...)
Si c'est ça l'Québec moderne
Ben moi j'mets mon drapeau en berne
Et j'emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si tu rêves d'avoir un pays
Ben moi j'te dis qu't'es mal parti
T'as ben plus de chances de gagner à' loterie (...)
Si t'es content de ce pays
Ben ça mon homme c'est ton avis
Tu dois être le PDG d'une compagnie
C'est ça l'problème de ma patrie
Y'a pas personne pour s'indigner
Contre la fausse démocratie
Qui sert les riches et les banquiers
Dans cette contrée peuplée d'ignares
'Faut pas trop s'rappeler d'son histoire
Ici y'a juste les plaques de char
Qu'y ont encore un ti-peu d'mémoire...
Si c'est ça l'Québec moderne
Ben moi j'mets mon drapeau en berne
Et j'emmerde tous les bouffons qui nous gouvernent!
Si c'est ça qu't'appelles une nation
Probable que tu sois assez con
T'es mûr pour te présenter aux élections...
Ici, un post de Matante Fuck Off (que je lis régulièrement), plus sobre et moins négatif que le mien, qui m'a tout de même inspiré cette diatribe. Aussi à lire: les commentaires après ses textes, tout aussi incisifs et éclairés, qui ajoutent souvent au texte même.
Et puisque j'ai versé un peu dans la politique, Monsieur Réponse nous conseille de se tourner vers l'anarchie, quoiquequ'une anarchie assez spéciale...
lundi 16 novembre 2009
Ça Prend Des Mots Pour Faire Des Phrases
Tu sais, y'a 6 lecteurs avoués ici. Peut-être aussi des anonymes qui regardent de temps en temps. Mon blogue perso en français n'en a pas un seul, celui où je nomme les décorations que j'ai dans mon bureau en a un (!), comme mon blogue principal en anglais (quoique celui en anglais a des commentaires d'une bonne demi-douzaine de personnes différentes, mais ils ne daignent pas s'y abonner publiquement).
Et anyway... public ou pas, pour un blog, c'est moyennement (pas) grave, parce que si public il y a à avoir, il pourra lire tout ce qui a été publié précédemment, un peu comme quand on était au Cégep et que les filles se sont mises à lire Milan Kundera - une chance qu'il n'a pas attendu à 1998 pour se mettre à écrire, parce qu'on aurait perdu des dizaines de ses textes (dont L'Insoutenable Légèreté De L'Être) à se mettre sous la dent.
Les mots publiés qui ne passent pas au feu restent, comme les dessins dans les cavernes, comme les traces de cassures et de fêlures sur nos os, comme les peines d'amour dans nos coeurs. Et comme lire, ça se fait relativement vite, on peut se taper une intégrale assez rapidement si elle vaut la peine et si elle se laisse dévorer - un peu comme un bon steak saignant ou une fille de qualité.
Et ils peuvent être repris ailleurs aussi, dans des ouvrages de référence, des livres, sur d'autres sites web, dans des journaux - intégralement ou en étant retouchés (tu me connais, je préfère ne pas me mêler d'un texte une fois qu'il est terminé, mais si tu le voulais, la possibilité existe de le faire). La vie d'un texte ne se limite pas au premier endroit où il a été publié.
Moi, ce qui me gosse le plus quand il n'y a personne, c'est pour un événement, une performance, un show - quelque chose qui ne se reproduira plus jamais de la même façon - comme mes shows. Et y voir le même monde tout le temps, ça fait que je n'ai plus le goût de les faire payer pour venir me voir - tu ne peux pas, moralement, t'abreuver sur le sang de tes fidèles indéfiniment.
On a un bon dialogue ici, même si des fois je vise un peu plus à droite que je ne le pense vraiment dans le seul but - avoué - de te faire réagir.
Pis, comme tu me le disais au début: c'est pas grave, si c'est bon, ''ils'' vont venir. Laisse-les.
Sinon, au pire, les extra-terrestres qui découvriront notre civilization quand il sera trop tard (2015?), eux, se rendront compte de la pertinence de deux impertinents amis à la mort (et à la moelle) malgré le fait qu'ils sont séparés par une superpuissance dont la capitale commence par un W (''Winnipeg, zénéral?'').
Et anyway... public ou pas, pour un blog, c'est moyennement (pas) grave, parce que si public il y a à avoir, il pourra lire tout ce qui a été publié précédemment, un peu comme quand on était au Cégep et que les filles se sont mises à lire Milan Kundera - une chance qu'il n'a pas attendu à 1998 pour se mettre à écrire, parce qu'on aurait perdu des dizaines de ses textes (dont L'Insoutenable Légèreté De L'Être) à se mettre sous la dent.
Les mots publiés qui ne passent pas au feu restent, comme les dessins dans les cavernes, comme les traces de cassures et de fêlures sur nos os, comme les peines d'amour dans nos coeurs. Et comme lire, ça se fait relativement vite, on peut se taper une intégrale assez rapidement si elle vaut la peine et si elle se laisse dévorer - un peu comme un bon steak saignant ou une fille de qualité.
Et ils peuvent être repris ailleurs aussi, dans des ouvrages de référence, des livres, sur d'autres sites web, dans des journaux - intégralement ou en étant retouchés (tu me connais, je préfère ne pas me mêler d'un texte une fois qu'il est terminé, mais si tu le voulais, la possibilité existe de le faire). La vie d'un texte ne se limite pas au premier endroit où il a été publié.
Moi, ce qui me gosse le plus quand il n'y a personne, c'est pour un événement, une performance, un show - quelque chose qui ne se reproduira plus jamais de la même façon - comme mes shows. Et y voir le même monde tout le temps, ça fait que je n'ai plus le goût de les faire payer pour venir me voir - tu ne peux pas, moralement, t'abreuver sur le sang de tes fidèles indéfiniment.
On a un bon dialogue ici, même si des fois je vise un peu plus à droite que je ne le pense vraiment dans le seul but - avoué - de te faire réagir.
Pis, comme tu me le disais au début: c'est pas grave, si c'est bon, ''ils'' vont venir. Laisse-les.
Sinon, au pire, les extra-terrestres qui découvriront notre civilization quand il sera trop tard (2015?), eux, se rendront compte de la pertinence de deux impertinents amis à la mort (et à la moelle) malgré le fait qu'ils sont séparés par une superpuissance dont la capitale commence par un W (''Winnipeg, zénéral?'').
dimanche 15 novembre 2009
Crisse... J'ai l'impression que notre blog agonise et je ne sais plus quoi faire...
Crisse de Sébastian... Tu avais tellement raison quand tu disais que cela (j'aime dire cela, "tiens", cela me donne l'impression que je parle correctement) te faisait chier quand tu arrivais devant une foule de ... 25 personnes. Tu me disais que c'était bien mais... Moi je ressens la même chose. Écoute... Écrire, ce sont des idées. Je suis sûr que pour toi c'est la même chose. Tu ne te sens pas écouter. Le problème c'est le même pour toi que pour moi: On ne nous écoute pas. Alors il faut cracher...
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dimanche 8 novembre 2009
En autant que ce soit un complot... oui.
Mon message sur le sujet ne sera pas très long parce que je trouve que, dans le fond, ce n'est pas un sujet qui mérite une attention énorme. On va donc faire la part des choses. On va donner raison aux deux grands intellectuels de La Presse. On va donc vacciner les joueurs de hockey en premier pour faire plaisir à l'auteur de Snappent pis Bourdonnent.
Sauf que, pour faire plaisir aux Francs Tireurs, on va les vacciner en partant de ceux qui possèdent le plus les caractéristiques du segment "femmes et enfants" de la population, en allant jusqu'au plus homme. Ça veut donc dire que Carey Price va être vacciner en premier et que George Laraque ne sera pas vacciner avant les bénéficiants des bonnes causes qu'il parraine.
Maintenant, faut juste espérer que la théorie du complot soit vraie et que le vaccin soit réellement un moyen de diminuer la population de la planète. De cette façon, on va tous en sortir gagnant: Halak va devenir notre gardien numéro 1 et Laraque va enfin avoir sa chance de nous éblouir chaque samedi soir avec ses savoureux combats de boxe. Personnellement, je trouve que ce sont eux les moins femmes et enfants de l'équipe et ils ne méritent donc pas d'être vacciner en premiers.
Alors, si le vaccin est un complot des russes pour en finir avec les occidentaux, au sein du Canadien, je dirais que ce serait les Halak et les Laraque en derniers, les Latendresse et les Lapierre en avant-derniers et les Metropolit en avant-avant derniers. Alors oui, vaccinez-les autres en premier, en autant que ce soit un vaccin russe pour en finir avec nous.
Sauf que, pour faire plaisir aux Francs Tireurs, on va les vacciner en partant de ceux qui possèdent le plus les caractéristiques du segment "femmes et enfants" de la population, en allant jusqu'au plus homme. Ça veut donc dire que Carey Price va être vacciner en premier et que George Laraque ne sera pas vacciner avant les bénéficiants des bonnes causes qu'il parraine.
Maintenant, faut juste espérer que la théorie du complot soit vraie et que le vaccin soit réellement un moyen de diminuer la population de la planète. De cette façon, on va tous en sortir gagnant: Halak va devenir notre gardien numéro 1 et Laraque va enfin avoir sa chance de nous éblouir chaque samedi soir avec ses savoureux combats de boxe. Personnellement, je trouve que ce sont eux les moins femmes et enfants de l'équipe et ils ne méritent donc pas d'être vacciner en premiers.
Alors, si le vaccin est un complot des russes pour en finir avec les occidentaux, au sein du Canadien, je dirais que ce serait les Halak et les Laraque en derniers, les Latendresse et les Lapierre en avant-derniers et les Metropolit en avant-avant derniers. Alors oui, vaccinez-les autres en premier, en autant que ce soit un vaccin russe pour en finir avec nous.
samedi 7 novembre 2009
Vacciner Les Hockeyeurs En Priorité...
Salut, Alex.
Je voulais encore une fois parler d'un sujet d'actualité avec toi: vacciner les joueurs de hockey en priorité.
J'en parle sur mon blogue en français, et je vais le citer plus bas, mais je tiens à ajouter que moi, je ne m'y soumettrai pas.
Trop de niaiseries dans la liste d'ingrédients inactifs (au nombre de crevettes que je mange par semaine, j'ai ma dose de mercure, merci quand même!), actifs (youppi, un adjuvant, juste quand on sait que cette souche particulière de la grippe aime particulièrement les systèmes immunitaires renforcés!) - sans compter que le vaccin a plutôt été conçu pour la grippe H5N1 (la grippe aviaire, pas porcine, ce qui revient à regarder l'Orange Mécanique au lieu de Peau De Banane), ni qu'il n'a pu bénéficier des 2 à 5 ans habituellement requis de tests avant sa mise en marché.
Oh, et aussi parce que le manufacturier principal, Glaxo-Smith-Klein, ou GSK pour les intimes, est un de mes anciens clients pharmaceutiques chez Head - un christ de croche à part ça, côté éthique.
Tout ça pour mener au sujet du jour.
Comme je le dis dans mon texte, Réjean Tremblay approuve, Patrick Lagacé pas.
Et mes arguments:
Je voulais encore une fois parler d'un sujet d'actualité avec toi: vacciner les joueurs de hockey en priorité.
J'en parle sur mon blogue en français, et je vais le citer plus bas, mais je tiens à ajouter que moi, je ne m'y soumettrai pas.
Trop de niaiseries dans la liste d'ingrédients inactifs (au nombre de crevettes que je mange par semaine, j'ai ma dose de mercure, merci quand même!), actifs (youppi, un adjuvant, juste quand on sait que cette souche particulière de la grippe aime particulièrement les systèmes immunitaires renforcés!) - sans compter que le vaccin a plutôt été conçu pour la grippe H5N1 (la grippe aviaire, pas porcine, ce qui revient à regarder l'Orange Mécanique au lieu de Peau De Banane), ni qu'il n'a pu bénéficier des 2 à 5 ans habituellement requis de tests avant sa mise en marché.
Oh, et aussi parce que le manufacturier principal, Glaxo-Smith-Klein, ou GSK pour les intimes, est un de mes anciens clients pharmaceutiques chez Head - un christ de croche à part ça, côté éthique.
Tout ça pour mener au sujet du jour.
Comme je le dis dans mon texte, Réjean Tremblay approuve, Patrick Lagacé pas.
Et mes arguments:
Les raisons contre, elles sont faciles à trouver: égalités sociales, soigner les plus à risques point-de-vue santé en premier (les enfants, les asthmatiques graves, la veuve et l'orphelin).Curieux de connaître ton opinion...
Sauf que les sportifs sont également très à risque.
Ils suent ensemble ou l'un contre l'autre, partagent chambres d'hôtels, vols d'avions (des incubateurs à maladies s'il en est), toilettes plubliques, douches, bouteilles d'eau ou des Gatorade et travaillent dans des espaces restreints. Et dans leur temps libres, de jour, visitent des enfants malades dans des hopitaux et, de par leur statut social, le soir, ensorcellent nos jolies demoiselles dans les bars.
Dans le seul but de sauver les enfants malades et les jeunes femmes à la cuisse légère qui, elles, pourrainet ensuite contaminer moult musiciens et quelques saoulons ici et là, les joueurs de hockey doivent absolument passer en premier.
Bon, on dira qu'ils seraient ainsi privilégiés parce qu'ils sont riches, mais, justement, puisqu'ils sont riches, ils sont aussi plus taxés et imposés que le commun des chômeurs - et paient ainsi plus que leur part des effectifs médicaux.
Donnez-leur une centaine de doses et laissez leurs médecins (ceux que les équipes professionnelles paient à grands coûts) les leur administrer - on ne nuira ainsi donc pas au système, puisqu'on garderait les médecins québécois et les infirmières pour le grand public, tout en protégeant la santé de nos héros sur patins.
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mardi 27 octobre 2009
El Partido Liberal de Québec en la “lista parcial” de los clientes del Rendon Group
Mientras investigaba sobre el involucramiento de algunas compañías de relaciones públicas norteamericanas en la guerra que hace Washington al gobierno de Hugo Chávez en Venezuela, me di cuenta que el nombre del Partido Liberal de Québec figuraba en la “lista parcial” de los clientes del Rendon Group. En una serie de tres artículos publicados en el diario mexicano La Jornada, durante el mes de agosto de 2009, el periodista José Steinsleger hace una describción panorámica de algunas de las actividades de dicha empresa.
En estos artículos, nos enteramos de que esta compañía ha participado en la campaña de desinformación que se realizó en el marco de la invasión norteamericana a Panamá en 1989 (la cual, según el periodista, causó 7500 muertos). Es también el Rendon Group que se encargó, justo antes de la Guerra del Golfo, de elaborar la historia de la joven muchacha que habría sido testigo de la incursión de soldados iraquíes en una clínica kuwaitiana en donde éstos habrían matado a quince bebés. Al respecto, José Steinsleger afirma lo siguiente:
José Steinsleger menciona varios otros casos de manipulación mediática como el episodio de los soldados iraquíes que se rindieron arrodillados ante los soldados estadounidenses “pidiendo perdón”, las “20 mil tarjetas con el mensaje “Gracias por liberarnos de Hussein”” mandadas a los soldados norteamericanos estacionados en Kuwait sin la participación de un sólo kuwaitiano y las imágenes de las tropas estadounidenses recibidas en las calles de la capital del emirato por los habitantes del lugar, con miles de banderitas estrelladas distribuidas por la empresa durante la primera guerra de Irak (ídem).
El autor sostiene que, más recientemente, el Rendon Group habría elaborado “la patética historia de la soldado Jessica Lynch, de 19 años, y su rocambolesca operación de rescate del hospital Saddam Hussein de Bagdad. Jessica fue capturada en 2003 durante una batalla sangrienta, se resistió como una leona y fue maltratada y violada por sádicos médicos iraquíes. Mentiras -dice el autor. Los médicos iraquíes donaron su sangre para salvar la vida de Jessica, y las tropas especiales se la llevaron del hospital sin disparar un tiro” (ídem).
Creo que es importante informar la opinión pública quebequense sobre las actividades del Rendon Group para que ésta pueda plantear las preguntas apropiadas. A mi parecer, éstas deberían de ser:
¿Con qué fin el Partido Liberal de Québec contrató los servicios de esta empresa?
¿De qué naturaleza son las operaciones de relaciones públicas que han sido realizadas por la empresa a cargo del Partido Liberal de Québec?
¿Cuáles son los costos de contratación de una multinacional norteamericana tan importante y con qué recursos se pagan?
¿En qué medida nuestra sociedad puede aceptar que el partido que la gobierna o cualquier otro partido haga negocios con profesionales de la manipulación de masas, sobre todo cuando estamos conscientes de la magnitud de sus operaciones?
Para concluir, recomiendo fuertemente al lector que vaya a visitar la página de Internet en la cual aparece la “lista parcial” de los clientes de la empresa. Algunas informaciones sobre las operaciones que el Rendon Group ha efectuado por algunos de sus clientes están disponibles, pero no en lo que trata del Partido Liberal de Québec. De manera general, podemos constatar que el grupo se encarga de reconstruir la imagen en crisis de algunas empresas o gobiernos, hacer la promoción de la privatización y montar campañas de “comunicación” en contextos de conflictos internacionales. En sus dos otros artículos, José Steinsleger documenta las actividades de la empresa en Venezuela y en Colombia:
www.jornada.unam.mx/2008/08/27/index.php?section=opinion&article=024a2pol
www.jornada.unam.mx/2008/08/13/index.php?section=politica&article=019a2pol
En estos artículos, nos enteramos de que esta compañía ha participado en la campaña de desinformación que se realizó en el marco de la invasión norteamericana a Panamá en 1989 (la cual, según el periodista, causó 7500 muertos). Es también el Rendon Group que se encargó, justo antes de la Guerra del Golfo, de elaborar la historia de la joven muchacha que habría sido testigo de la incursión de soldados iraquíes en una clínica kuwaitiana en donde éstos habrían matado a quince bebés. Al respecto, José Steinsleger afirma lo siguiente:
“No satisfecho con la cifra, el comité de Asuntos Exteriores del Senado elevó a 312 el número de bebés asesinados, y la opinión pública estadounidense quedó abrumada”. El periodista continua diciendo: “El 12 de enero de 1991, el Congreso autorizó la invasión militar a Irak. El periodista Alexander Cockburn probó en su columna de Los Angeles Times que la historia de los bebés era una farsa. Tarde. Las bombas cayeron sobre Bagdad y los “corresponsales de guerra” en Jordania y Arabia Saudita “transmitieron” la masacre aérea desde sus hoteles así como nosotros la vimos en nuestras casas, cómodamente sentados” (http://www.jornada.unam.mx/2008/08/06/index.php?section=opinion&article=020a2pol).
José Steinsleger menciona varios otros casos de manipulación mediática como el episodio de los soldados iraquíes que se rindieron arrodillados ante los soldados estadounidenses “pidiendo perdón”, las “20 mil tarjetas con el mensaje “Gracias por liberarnos de Hussein”” mandadas a los soldados norteamericanos estacionados en Kuwait sin la participación de un sólo kuwaitiano y las imágenes de las tropas estadounidenses recibidas en las calles de la capital del emirato por los habitantes del lugar, con miles de banderitas estrelladas distribuidas por la empresa durante la primera guerra de Irak (ídem).
El autor sostiene que, más recientemente, el Rendon Group habría elaborado “la patética historia de la soldado Jessica Lynch, de 19 años, y su rocambolesca operación de rescate del hospital Saddam Hussein de Bagdad. Jessica fue capturada en 2003 durante una batalla sangrienta, se resistió como una leona y fue maltratada y violada por sádicos médicos iraquíes. Mentiras -dice el autor. Los médicos iraquíes donaron su sangre para salvar la vida de Jessica, y las tropas especiales se la llevaron del hospital sin disparar un tiro” (ídem).
Creo que es importante informar la opinión pública quebequense sobre las actividades del Rendon Group para que ésta pueda plantear las preguntas apropiadas. A mi parecer, éstas deberían de ser:
¿Con qué fin el Partido Liberal de Québec contrató los servicios de esta empresa?
¿De qué naturaleza son las operaciones de relaciones públicas que han sido realizadas por la empresa a cargo del Partido Liberal de Québec?
¿Cuáles son los costos de contratación de una multinacional norteamericana tan importante y con qué recursos se pagan?
¿En qué medida nuestra sociedad puede aceptar que el partido que la gobierna o cualquier otro partido haga negocios con profesionales de la manipulación de masas, sobre todo cuando estamos conscientes de la magnitud de sus operaciones?
Para concluir, recomiendo fuertemente al lector que vaya a visitar la página de Internet en la cual aparece la “lista parcial” de los clientes de la empresa. Algunas informaciones sobre las operaciones que el Rendon Group ha efectuado por algunos de sus clientes están disponibles, pero no en lo que trata del Partido Liberal de Québec. De manera general, podemos constatar que el grupo se encarga de reconstruir la imagen en crisis de algunas empresas o gobiernos, hacer la promoción de la privatización y montar campañas de “comunicación” en contextos de conflictos internacionales. En sus dos otros artículos, José Steinsleger documenta las actividades de la empresa en Venezuela y en Colombia:
www.jornada.unam.mx/2008/08/27/index.php?section=opinion&article=024a2pol
www.jornada.unam.mx/2008/08/13/index.php?section=politica&article=019a2pol
lundi 5 octobre 2009
De la démocratie, des droits... et du Collège Notre-Dame
Je vais essayer d'être très bref cette fois-ci, même si, comme tu le dis, «ce débat épique n'est que toile de fond pour un débat plus large, plus profond». Quand tu me dis «il faut savoir choisir ses cibles», je voudrais préciser ici que ma cible ici n'est pas le Collège Notre-Dame, mais plutôt ceux qui décident de donner à cette institution privée de l'argent qui doit aller vers le public.
Ce qui est dit dans La Presse sur l'utilisation éventuelle et hypothétique de ces fonds n'est en fait qu'une déclaration. Comme je t'ai dit, il est possible que cet argent aille dans "les infrastructures", mais comme il s'agit d'une institution privée, qui n'a aucun compte à rendre sur la place publique, il n'y aura pas moyen de le savoir, à moins de faire une enquête à la J.E.
De toute façon, l'argent que le secteur public génère doit d'abord servir a l'enrichissement de notre collectivité par le biais des infrastructures de l'État. Si l'argent de Hydro-Québec va financer l'éducation, cette éducation devra être publique et non pas privée et encore moins si cet argent est octroyé dans le but d'évader des impôts en utilisant le Collège Notre-Dame comme abri fiscal parce que, dans ce cas, c'est toute notre collectivité qui se fait voler deux fois plutôt qu'une.
Quand je «place Notre-Dame au même niveau qu'une entreprise comme Labatt», je le fais parce que, tout comme Labatt et Harvard, Notre-Dame doit s'adapter au marché pour survivre ce qui fini par jouer un rôle prépondérant dans le contenu de ses programmes. Des fois cela produit même des choses pas trop mauvaises, comme par exemple le fait que désormais pratiquement tous les professeurs du collège en question situé à Montréal sont laïcs. Toutefois, si on adopte un point de vue global, cela crée un système d'éducation à deux vitesses: une vitesse pour ceux qui ont les moyens de se permettre de payer 3000$ par année pour des frais de scolarité et une autre pour le reste. Avant 1965, l'éducation c'était l'affaire des religieux et les canadiens français n'y avait pratiquement pas accès. C'est à force de luttes sociales très difficiles que celle-ci a pu s'universaliser un tant soit peu.
Ceci nous amène à parler de démocratie. Tu sais que je ne suis quand même pas naïf au point de parler de démocratie dans le sens qu'on donne au régime de la Grèce Antique qui excluait les femmes et qui avait son système d'esclavage. Je ne suis pas non plus assez imbécile pour croire que la démocratie c'est le système qui donne cours à la domination hégémonique qu'exercent les États-Unis sur le reste du monde.
La démocratie n'est pas une fin en soi, sinon une lutte constante des peuples pour leur inclusion dans la prise de décisions en ce qui concerne le sort de leur collectivité. On pourrait paraphraser Nietzche en disant, «si tu rencontre la démocratie, tue-la, ce n'est pas elle». Par définition, la démocratie ne peut être imposée par l'élite. Les luttes sociales qui ont eue lieu lors de la révolution tranquille sont un exemple de combats démocratiques, mais cela ne signifie pas qu'au Québec la démocratie soit le décors dans lequel notre quotidien se déroule.
En fait, la révolution cubaine était aussi, au départ, un ensemble de combats démocratiques et c'est l'essence même de ces luttes qui fait en sorte que ce régime ne soit pas plus dictatorial qu'il ne l'est en ce moment. C'est-à-dire que ce régime ne pourrait pas demeurer en place si les demandes populaires en faveur d'une universalisation de la santé, de l'éducation et de certains besoins essentiels n'avaient pas été satisfaites dans une certaine mesure.
En d'autres mots, la démocratie c'est à nous de la construire tous les jours de notre existence en luttant pour notre souveraineté en tant que collectivité. Cette lutte quotidienne est celle que nous menons pour faire valoir nos droits. Ceci étant dit, je suis tout à fait d'accord avec le discours de George Carlin, toutefois, je crois que l'interprétation que j'en fait diffère énormément de la tienne.
George Carlin déplore l'absence de droit et attire l'attention sur le fait que les «droits» qui nous sont accordés par les secteurs de pouvoir sont absolument fictifs. Ceci est dû au fait qu'ils nous dominent et s'arroge le «droit» de nous dire ce qu'on a «le droit de faire et de ne pas faire». Bien entendu, ils le font dans le but de se maintenir au pouvoir et non pas dans le but d'améliorer le sort de notre collectivité. Ces «droits», qui sont un peu comme des miettes de pains que l'on jetterait aux oiseaux dans un parc, ne sont en effet que des «privilèges», c'est-à-dire une sorte de manifestation de la "bonté" du dominant envers le dominé.
Le dominant n'a aucun intérêt à nous donner de vrais droits. Les vrais droits sont le fruits de luttes collectives extrêmement ardues et, une fois qu'ils sont acquis, notre collectivité se doit d'être continuellement alerte afin de ne pas les perdre. C'est en ce sens que les intérêts «privés» sont incompatibles avec les intérêts de notre collectivité. Chaque fois que l'argent public est dirigée vers des intérêt privés, c'est toute notre collectivité qui perd du pouvoir, qui s'appauvrit et c'est notre marche vers la démocratie qui fait un pas en arrière.
Ce qui est dit dans La Presse sur l'utilisation éventuelle et hypothétique de ces fonds n'est en fait qu'une déclaration. Comme je t'ai dit, il est possible que cet argent aille dans "les infrastructures", mais comme il s'agit d'une institution privée, qui n'a aucun compte à rendre sur la place publique, il n'y aura pas moyen de le savoir, à moins de faire une enquête à la J.E.
De toute façon, l'argent que le secteur public génère doit d'abord servir a l'enrichissement de notre collectivité par le biais des infrastructures de l'État. Si l'argent de Hydro-Québec va financer l'éducation, cette éducation devra être publique et non pas privée et encore moins si cet argent est octroyé dans le but d'évader des impôts en utilisant le Collège Notre-Dame comme abri fiscal parce que, dans ce cas, c'est toute notre collectivité qui se fait voler deux fois plutôt qu'une.
Quand je «place Notre-Dame au même niveau qu'une entreprise comme Labatt», je le fais parce que, tout comme Labatt et Harvard, Notre-Dame doit s'adapter au marché pour survivre ce qui fini par jouer un rôle prépondérant dans le contenu de ses programmes. Des fois cela produit même des choses pas trop mauvaises, comme par exemple le fait que désormais pratiquement tous les professeurs du collège en question situé à Montréal sont laïcs. Toutefois, si on adopte un point de vue global, cela crée un système d'éducation à deux vitesses: une vitesse pour ceux qui ont les moyens de se permettre de payer 3000$ par année pour des frais de scolarité et une autre pour le reste. Avant 1965, l'éducation c'était l'affaire des religieux et les canadiens français n'y avait pratiquement pas accès. C'est à force de luttes sociales très difficiles que celle-ci a pu s'universaliser un tant soit peu.
Ceci nous amène à parler de démocratie. Tu sais que je ne suis quand même pas naïf au point de parler de démocratie dans le sens qu'on donne au régime de la Grèce Antique qui excluait les femmes et qui avait son système d'esclavage. Je ne suis pas non plus assez imbécile pour croire que la démocratie c'est le système qui donne cours à la domination hégémonique qu'exercent les États-Unis sur le reste du monde.
La démocratie n'est pas une fin en soi, sinon une lutte constante des peuples pour leur inclusion dans la prise de décisions en ce qui concerne le sort de leur collectivité. On pourrait paraphraser Nietzche en disant, «si tu rencontre la démocratie, tue-la, ce n'est pas elle». Par définition, la démocratie ne peut être imposée par l'élite. Les luttes sociales qui ont eue lieu lors de la révolution tranquille sont un exemple de combats démocratiques, mais cela ne signifie pas qu'au Québec la démocratie soit le décors dans lequel notre quotidien se déroule.
En fait, la révolution cubaine était aussi, au départ, un ensemble de combats démocratiques et c'est l'essence même de ces luttes qui fait en sorte que ce régime ne soit pas plus dictatorial qu'il ne l'est en ce moment. C'est-à-dire que ce régime ne pourrait pas demeurer en place si les demandes populaires en faveur d'une universalisation de la santé, de l'éducation et de certains besoins essentiels n'avaient pas été satisfaites dans une certaine mesure.
En d'autres mots, la démocratie c'est à nous de la construire tous les jours de notre existence en luttant pour notre souveraineté en tant que collectivité. Cette lutte quotidienne est celle que nous menons pour faire valoir nos droits. Ceci étant dit, je suis tout à fait d'accord avec le discours de George Carlin, toutefois, je crois que l'interprétation que j'en fait diffère énormément de la tienne.
George Carlin déplore l'absence de droit et attire l'attention sur le fait que les «droits» qui nous sont accordés par les secteurs de pouvoir sont absolument fictifs. Ceci est dû au fait qu'ils nous dominent et s'arroge le «droit» de nous dire ce qu'on a «le droit de faire et de ne pas faire». Bien entendu, ils le font dans le but de se maintenir au pouvoir et non pas dans le but d'améliorer le sort de notre collectivité. Ces «droits», qui sont un peu comme des miettes de pains que l'on jetterait aux oiseaux dans un parc, ne sont en effet que des «privilèges», c'est-à-dire une sorte de manifestation de la "bonté" du dominant envers le dominé.
Le dominant n'a aucun intérêt à nous donner de vrais droits. Les vrais droits sont le fruits de luttes collectives extrêmement ardues et, une fois qu'ils sont acquis, notre collectivité se doit d'être continuellement alerte afin de ne pas les perdre. C'est en ce sens que les intérêts «privés» sont incompatibles avec les intérêts de notre collectivité. Chaque fois que l'argent public est dirigée vers des intérêt privés, c'est toute notre collectivité qui perd du pouvoir, qui s'appauvrit et c'est notre marche vers la démocratie qui fait un pas en arrière.
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Ouais, bon, je pense qu'on peut s'entendre qu'à tout le moins, ce débat épique n'est que toile de fond pour un débat plus large, plus profond.
J'aime que tu tires sur tout ce qui bouge; en l'absence d'un Falardeau, si on veut le faire notre crisse de pays, faut voir l'ennemi et être prêt à le contrer dès qu'il ouvre sa trappe. Tu as l'oeil, c'est entendu, mais il faut aussi savoir choisir ses cibles.
Quand tu places Notre-Dame au même niveau qu'une entreprise comme Labatt, ou, mettons, que les écoles privées américaines telles Harvard dont le seul but est de ''faire la piasse'', je crois que tu ne saisis pas de qui il s'agît ici.
Les propriétaires ne sont pas une compagnie à numéros ni des experts en finance; c'est la congrégation des Frères de Sainte-Croix, les religieux qui ont bâti (et sont les propriétaires) de l'Oratoire Saint-Joseph, et de pas mal toutes les écoles qui portent le nom ''Notre-Dame'' en leur sein. Ils n'ont aucune autre activité que l'enseignement et de faire vivre le peu de religieux qui reste sous leur enseigne. Avec tout ce que ça implique de bon et de mauvais - surtout 40 ans après la Révolution Tranquille - mais rappelle-toi que le gouvernement décide de ce qui s'enseigne, et il n'y a donc pas de lavage de cerveau religieux dans leurs cours (en fait, les profs sont tous laïcs depuis bien longtemps).
D'ailleurs, il me semble que le dernier prof religieux à y avoir sévi est le Frère Jérôme - signataire du Refus Global, de Prisme D'Yeux et des Plasticiens.
L'argent recueilli, donc, paie les installations, les infrastructures. C'est pas mal juste là que l'école diffère des autres - elle en a tellement. Et l'argent d'Hydro, justement, était destiné aux infrastructures du côté de la Côte Sainte-Catherine, où se trouvent l'aréna, le terrain de football et l'Atelier du Frère Jérôme (qui accueille toujours des visiteurs même si le frère lui-même est décédé en 1994). C'était dans La Presse.
On parle (tu parles en fait, moi, j'évitais, mais c'est vrai qu'on y est presque) de démocratie, d'égalité, mais en 2009, je me demande vraiment où elle en est, la Démocratie. On parle de laquelle, celle des Grecs, l'Originale, qui excluait les femmes? Celle des Américains, qu'ils exportent à coup de guerres, bâtie sur des racines racistes et sexistes qui permet à un gars qui perd ses élections de devenir Président quand même? Ou tu parles de la Démocratie Canadienne où le gars qui prend toutes les décisions n'a même pas reçu l'appui de 15% de la population du pays mais mène le bal pareil parce qu'il a eu (à peine) plus de votes (pour les gens qui ont daigné voter) que ceux des trois autres partis, mais qui a eu moins de votes que ceux de n'importe quels deux autres partis (ah, si seulement le Bloc et le NPD avaient autant de couilles que d'intégrité!)
Pour vrai, la démocratie, c'est beau dans les livres théoriques, mais dans les faits, ça ne marche pas. J'aurais beaucoup plus confiance en un système comme à Cuba qu'en notre semblant de démocratie. Tu mentionnes le mot ''droit'', comme si on en avait... mais je traduis librement un extrait du dernier show de George Carlin avant sa mort:
Peut-être que c'est seulement parce que je suis dans une mauvaise passe, que je ne vois pas le côté positif des choses, je ne vois pas l'avenir comme étant prometteur. J'ai un ami, Mark, qui dit, en parlant de démocratie, qu'elle a fait son temps et qu'elle a prouvé être inefficace. Non seulement une organisation comme l'ONU ne sert à rien d'autre que d'envoyer des lettres à des chefs de pays dangeureux (en plus de leur offrir une plate-forme où s'exprimer), mais elle plie constamment devant un pays qui se targue d'être un Champion De La Démocratie où 49% de la population a choisi George W. Bush pur décider de leur sort et les représenter comme le visage de leur nation, où plus de 51% des gens sont contre le droit à l'avortement et les marriages homosexuels, où un plan se santé simple va perdre malgré une majorité écrasante de voix au Sénat (59 voix), à la Chambre Des Représentants (61 voix) et un veto au Président... il y en a sérieusement là-dedans qui méritent de perdre leur droit de vote.
Ou peut-être méritent-ils une meilleure éducation. Moi, je les enverrait dans une institution qui a instruit Félix Leclerc, Rudy Caya, Diane Dufresne, Gregory Charles, le Frère André, et moi-même - en plus de coûter moins cher que d'étudier aux States, ils reçoivent des dons annuellement!
J'aime que tu tires sur tout ce qui bouge; en l'absence d'un Falardeau, si on veut le faire notre crisse de pays, faut voir l'ennemi et être prêt à le contrer dès qu'il ouvre sa trappe. Tu as l'oeil, c'est entendu, mais il faut aussi savoir choisir ses cibles.
Quand tu places Notre-Dame au même niveau qu'une entreprise comme Labatt, ou, mettons, que les écoles privées américaines telles Harvard dont le seul but est de ''faire la piasse'', je crois que tu ne saisis pas de qui il s'agît ici.
Les propriétaires ne sont pas une compagnie à numéros ni des experts en finance; c'est la congrégation des Frères de Sainte-Croix, les religieux qui ont bâti (et sont les propriétaires) de l'Oratoire Saint-Joseph, et de pas mal toutes les écoles qui portent le nom ''Notre-Dame'' en leur sein. Ils n'ont aucune autre activité que l'enseignement et de faire vivre le peu de religieux qui reste sous leur enseigne. Avec tout ce que ça implique de bon et de mauvais - surtout 40 ans après la Révolution Tranquille - mais rappelle-toi que le gouvernement décide de ce qui s'enseigne, et il n'y a donc pas de lavage de cerveau religieux dans leurs cours (en fait, les profs sont tous laïcs depuis bien longtemps).
D'ailleurs, il me semble que le dernier prof religieux à y avoir sévi est le Frère Jérôme - signataire du Refus Global, de Prisme D'Yeux et des Plasticiens.
L'argent recueilli, donc, paie les installations, les infrastructures. C'est pas mal juste là que l'école diffère des autres - elle en a tellement. Et l'argent d'Hydro, justement, était destiné aux infrastructures du côté de la Côte Sainte-Catherine, où se trouvent l'aréna, le terrain de football et l'Atelier du Frère Jérôme (qui accueille toujours des visiteurs même si le frère lui-même est décédé en 1994). C'était dans La Presse.
On parle (tu parles en fait, moi, j'évitais, mais c'est vrai qu'on y est presque) de démocratie, d'égalité, mais en 2009, je me demande vraiment où elle en est, la Démocratie. On parle de laquelle, celle des Grecs, l'Originale, qui excluait les femmes? Celle des Américains, qu'ils exportent à coup de guerres, bâtie sur des racines racistes et sexistes qui permet à un gars qui perd ses élections de devenir Président quand même? Ou tu parles de la Démocratie Canadienne où le gars qui prend toutes les décisions n'a même pas reçu l'appui de 15% de la population du pays mais mène le bal pareil parce qu'il a eu (à peine) plus de votes (pour les gens qui ont daigné voter) que ceux des trois autres partis, mais qui a eu moins de votes que ceux de n'importe quels deux autres partis (ah, si seulement le Bloc et le NPD avaient autant de couilles que d'intégrité!)
Pour vrai, la démocratie, c'est beau dans les livres théoriques, mais dans les faits, ça ne marche pas. J'aurais beaucoup plus confiance en un système comme à Cuba qu'en notre semblant de démocratie. Tu mentionnes le mot ''droit'', comme si on en avait... mais je traduis librement un extrait du dernier show de George Carlin avant sa mort:
Ça n'existe pas des droits, c'est imaginaire. Comme Pinocchio et les contes de fées, ce sont des idées, de belles idées, oui, mais fictives. Si vous pensez avoir des droits, laissez-moi vous demander d'où ils viennent. Ils viennent de Dieu? Non. (...)- tu peux le voir ici, rends toi à 4:15
Pourquoi chaque pays a-t-il un nombre différents de droits? Pourquoi en avons-nous 10 alors que les Britanniques en ont 13, les Allemands 29, les Belges 25, les Suédois en en 6 et certaines personnes sur la planète n'en ont aucun. Pourquoi certains gens en ont-ils un nombre différent? On s'emmerdait? On ne sait pas compter? (...) On dirait plus un groupe qui tente de contrôler un autre groupe - ''business as usual'', comme on dit en Amérique.
Si vous croyez toujours que vous avez des droits, allez chercher sur Wikipedia, tappez ''Japano-Américains 1942'' et vous verrez ce que les autorités pensent de vos précieux droits. En 1942, le gouvernement a mis 110 000 bons citoyens, qui payaient leurs impôts et suivaient les lois, dans des camps de concentration, juste parce que leurs parents étaient nés dans le mauvais pays. C'est tout ce qu'ils avaient fait de mal.
Ils n'ont pas eu droit à un avocat, pas eu droit à un procès juste et équitable, pas droit à un jury formé de leurs pairs, aucun droit. (...) Le seul droit qu'ils avaient: Droit Devant - dans le camp.
Juste au moment où les citoyens américains avaient le plus besoin de leurs droits, le gouvernement leur a enlevé. Les droits ne sont pas des droits si quelqu'un peut vous les enlever. Ce sont des privilèges, et si vous lisez ne serais-ce qu'une fois de temps en temps les journaux, vous vous rendrez compte qu'à chaque année, la liste diminue et se rétrécie. (...)
De deux choses l'une: ou bien nous avons TOUS les droits, ou bien nous n'en avons aucun.
Peut-être que c'est seulement parce que je suis dans une mauvaise passe, que je ne vois pas le côté positif des choses, je ne vois pas l'avenir comme étant prometteur. J'ai un ami, Mark, qui dit, en parlant de démocratie, qu'elle a fait son temps et qu'elle a prouvé être inefficace. Non seulement une organisation comme l'ONU ne sert à rien d'autre que d'envoyer des lettres à des chefs de pays dangeureux (en plus de leur offrir une plate-forme où s'exprimer), mais elle plie constamment devant un pays qui se targue d'être un Champion De La Démocratie où 49% de la population a choisi George W. Bush pur décider de leur sort et les représenter comme le visage de leur nation, où plus de 51% des gens sont contre le droit à l'avortement et les marriages homosexuels, où un plan se santé simple va perdre malgré une majorité écrasante de voix au Sénat (59 voix), à la Chambre Des Représentants (61 voix) et un veto au Président... il y en a sérieusement là-dedans qui méritent de perdre leur droit de vote.
Ou peut-être méritent-ils une meilleure éducation. Moi, je les enverrait dans une institution qui a instruit Félix Leclerc, Rudy Caya, Diane Dufresne, Gregory Charles, le Frère André, et moi-même - en plus de coûter moins cher que d'étudier aux States, ils reçoivent des dons annuellement!
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dimanche 4 octobre 2009
Notre-Dame : Ce n'est pas fini tant que ce n'est pas fini...
J'ai l'impression que ce sujet-là vient toucher une corde sensible et que ça va être difficile d'en finir : de mon côté, je vois comment il est désormais à la mode autant en Amérique du nord comme en Amérique Latine de délaisser le financement de l'éducation publique sous prétexte qu'il s'agirait d'un investissement stérile pendant que personne ne critique le financement octroyé par l'État à des institutions d'enseignement privées (lire dont le but premier est de faire de l'argent en vendant de l'enseignement); et de ton côté, c'est ton ancienne école secondaire, celle qui s'est chargée de construire ta connaissance ainsi qu'une partie de ton identité au cours d'une étape de ta vie dans laquelle ces deux éléments sont primordiales dans ton cheminement personnel. Toutefois, ne perds pas de vue qu'elle l'a fait à un prix exorbitant.
Je commencerai par répondre à la question suivante, celle qui clôture ton article et qui m'oblige en quelque sorte à ne pas passer à autre chose :
La réponse est très simple : parce que, en démocratie, tous les citoyens sont censés être dotés de droits et de responsabilités. Afin de jouir de leurs droits, ceux-ci doivent d'abord assumer leurs responsabilités. En ce qui concerne la question qui nous intéresse plus particulièrement, la responsabilité citoyenne doit être assumée en fonction des moyens du contribuable. Par conséquent, si ceux qui se trouvent en haut gardent tout l'argent, il sera extrêmement difficile de niveler tout court, que ce soit par le haut ou par le bas.
Alors, il est primordiale que les profits d'Hydro-Québec (qui soit dit en passant appartiennent à tous les québécois, ceux d'en haut et ceux d'en bas confondus) doivent servir à enrichir la collectivité dans son ensemble, c'est-à-dire ce qui est du domaine public et non privé.
En ce sens, le fait que Notre-Dame soit privée lui enlève son statut d'école. Avant d'être une école, il s'agit d'une entité privée dont l'objectif principal n'est pas de faire avancer la collectivité, mais plutôt de s'enrichir en vendant de l'éducation à des familles qui ont le pouvoir d'achat pour se la permettre.
Par conséquent, ce n'est pas «une compagnie qui donne de l'argent à une école», mais plutôt, une société d'État dont la raison d'être est d'enrichir notre collectivité qui donne de l'argent à une compagnie et, par dessus le marché, une compagnie qui a formé celui qui s'est chargé de mettre la main dans les profits de l'entreprise nationale d'électricité.
Je suis tout à fait d'accord pour dire que ce serait une bonne chose que Hydro-Québec finance les écoles. J'irais même jusqu'à dire que ce serait moins pire si le président de Hydro-Québec, dans le cas hypothétique où celui-ci proviendrait du système d'éducation public, décidait de donner de cet argent à son ancienne école secondaire.
Toutefois, ce type de situation serait pratiquement impossible pour deux raisons. La première est que les écoles secondaires publiques ne disposent pas des fonds et autres ressources suffisantes pour faire pression sur un haut cadre de Hydro-Québec afin d'obtenir des privilèges de leur ancien élève.
La deuxième est qu'elle font partie d'un «système» qui permet une certaine homogénéisation des salaires, des fonds qui leur sont destinés, etc. Cela veut dire que, si on donne de l'argent à une école publique, on est obligé de donner à toutes.
En d'autres mots, le système d'éducation publique accompli un travail «nivélateur» de par son essence même. Si notre collectivité décidait qu'une grande partie des profits de Hydro-Québec devait aller au financement du système public d'éducation, tu peux être sûr qu'ils auraient mon vote.
Toutefois, si Hydro-Québec se lance dans la pseudo-charité en garrochant un petit 250 mille piasses sans nous demander la permission à une entreprise qui vend des diplômes pour que son président se donne bonne conscience, je me sens en droit de m'insurger.
Je vais répondre très vite à cela. Il est naïf de croire qu'on est en présence ici «d'une société d'État qui donne du cash sans rien demander en retour dans le seul but d'aider cette école». Il s'agit plutôt d'un particulier qui prend l'argent de la société d'État pour la donner à son ancienne école privée. Peut-être que lui ne demande rien en retour, mais pour qu'il décide de leur donner du cash, est-ce que son école lui aurait demander quelque chose en retour de l'éducation qu'il leur a pourtant acheter? Peut-être que non, mais le simple fait que ce scénario soit possible nous fait réaliser le degré d'irresponsabilité de l'homme en charge d'administrer les profits de la ressources qui nous a fait sortir du tiers-monde, en l'occurrence, Thierry Vandal.
Le simple fait que le bonhomme aie reçu son diplôme de cet endroit-là constitue un retour d'ascenseur. En d'autres mots, ce n'est pas dans le but d'aider l'école, c'est dans le but personnel de montrer sa loyauté.
De plus, le fait que l'école soit privée nous empêche de connaître la nature exacte des dépenses qui vont être faites avec cet argent. C'est-à-dire qu'ils n'ont aucun compte à nous rendre et, même si l'argent était utilisée de la meilleure façon possible, on en aurait aucune garantie, de là le danger de destiner des fonds publics au secteur privé. Un tel risque pourrait avoir des conséquences vraiment graves quand on tient compte du fait qu'il s'agit de quelque chose d'aussi important que l'éducation dont on parle.
Sur ce, j'ai l'impression que, si tu crois les questions que je pose sont moins «profondes» que celle que toi tu te poses, j'ai dû m'exprimer très mal. «Comment enrayer les conflits d'intérêts?»; «Pourquoi le PDG de Hydro n'est-il pas le produit du système public?» et «s'il avait été issu du système public et qu'il aurait subventionné son ancienne école - y aurait-il matière à scandale?» ne représentent que des détails en comparaison de ce que j'essaie de te faire comprendre.
En arrière-plan de mon argumentation on retrouve des questions comme les suivantes: «Quel type de société voulons-nous? Une société qui aspire à l'égalité ou une société dans laquelle riches, en y contrôlant les rouages, continueront de s'enrichir et les pauvres de s'appauvrir?»; «De quelle façon faut-il répartir la richesse collective?»; «Qui doit se charger de la répartir?»; «Comment s'assurer qu'elle est bien répartie de la façon dont les citoyens ont souhaité qu'elle se répartisse?»; «À quoi sert l'État?»; «À quoi sert l'éducation?»; «À quoi sert Hydro-Québec?»; «Comment démocratiser Hydro-Québec?» (qui serait, à mon avis, la plus intéressante); etc.
En terminant, si tu déplores «que ledit scandale ait forcé Notre-Dame à laisser tomber le financement (qu'il avait besoin, soit dit en passant)», ne t'inquiète pas trop. Étant donné que le statut privé de l'école Notre-Dame lui donne le pouvoir de décider comment elle utilise son budget, ce serait le moment ou jamais pour l'institution de diminuer certaines dépenses inutiles, comme par exemple les salaires de ceux qui se trouvent au sommet de sa propre hiérarchie et de prêcher par l'exemple en tant que «personne morale».
Comme le dit un de mes profs: "il ne faut pas voir la crise comme un problème, sinon comme une opportunité". Si Notre-Dame avait vraiment besoin de cet argent, on peut dire qu'elle se trouve devant une belle opportunité de se renouveler. Toutefois, si elle a décidé de refuser cet argent, c'est tout simplement parce que l'accepter l'aurait obligé à défendre l'indéfendable face à notre collectivité.
Je commencerai par répondre à la question suivante, celle qui clôture ton article et qui m'oblige en quelque sorte à ne pas passer à autre chose :
«s'il faut niveler par le haut et non par le bas (ce que nous prônons tous deux), pourquoi faut-il s'attaquer au haut avant d'améliorer le bas?»
La réponse est très simple : parce que, en démocratie, tous les citoyens sont censés être dotés de droits et de responsabilités. Afin de jouir de leurs droits, ceux-ci doivent d'abord assumer leurs responsabilités. En ce qui concerne la question qui nous intéresse plus particulièrement, la responsabilité citoyenne doit être assumée en fonction des moyens du contribuable. Par conséquent, si ceux qui se trouvent en haut gardent tout l'argent, il sera extrêmement difficile de niveler tout court, que ce soit par le haut ou par le bas.
Alors, il est primordiale que les profits d'Hydro-Québec (qui soit dit en passant appartiennent à tous les québécois, ceux d'en haut et ceux d'en bas confondus) doivent servir à enrichir la collectivité dans son ensemble, c'est-à-dire ce qui est du domaine public et non privé.
En ce sens, le fait que Notre-Dame soit privée lui enlève son statut d'école. Avant d'être une école, il s'agit d'une entité privée dont l'objectif principal n'est pas de faire avancer la collectivité, mais plutôt de s'enrichir en vendant de l'éducation à des familles qui ont le pouvoir d'achat pour se la permettre.
Par conséquent, ce n'est pas «une compagnie qui donne de l'argent à une école», mais plutôt, une société d'État dont la raison d'être est d'enrichir notre collectivité qui donne de l'argent à une compagnie et, par dessus le marché, une compagnie qui a formé celui qui s'est chargé de mettre la main dans les profits de l'entreprise nationale d'électricité.
Je suis tout à fait d'accord pour dire que ce serait une bonne chose que Hydro-Québec finance les écoles. J'irais même jusqu'à dire que ce serait moins pire si le président de Hydro-Québec, dans le cas hypothétique où celui-ci proviendrait du système d'éducation public, décidait de donner de cet argent à son ancienne école secondaire.
Toutefois, ce type de situation serait pratiquement impossible pour deux raisons. La première est que les écoles secondaires publiques ne disposent pas des fonds et autres ressources suffisantes pour faire pression sur un haut cadre de Hydro-Québec afin d'obtenir des privilèges de leur ancien élève.
La deuxième est qu'elle font partie d'un «système» qui permet une certaine homogénéisation des salaires, des fonds qui leur sont destinés, etc. Cela veut dire que, si on donne de l'argent à une école publique, on est obligé de donner à toutes.
En d'autres mots, le système d'éducation publique accompli un travail «nivélateur» de par son essence même. Si notre collectivité décidait qu'une grande partie des profits de Hydro-Québec devait aller au financement du système public d'éducation, tu peux être sûr qu'ils auraient mon vote.
Toutefois, si Hydro-Québec se lance dans la pseudo-charité en garrochant un petit 250 mille piasses sans nous demander la permission à une entreprise qui vend des diplômes pour que son président se donne bonne conscience, je me sens en droit de m'insurger.
«Bon, bémol en partant: je ne parle pas de Pepsi qui sponsoriserait un cours sur l'Histoire 101 Pepsi où chaque homme de Cro-magnon serait dépeint avec une bouteille dudit breuvage, mais bien d'une société d'État qui donne du cash sans rien demander en retour (et sans rien obtenir, non plus) dans le seul but d'aider cette école?»
Je vais répondre très vite à cela. Il est naïf de croire qu'on est en présence ici «d'une société d'État qui donne du cash sans rien demander en retour dans le seul but d'aider cette école». Il s'agit plutôt d'un particulier qui prend l'argent de la société d'État pour la donner à son ancienne école privée. Peut-être que lui ne demande rien en retour, mais pour qu'il décide de leur donner du cash, est-ce que son école lui aurait demander quelque chose en retour de l'éducation qu'il leur a pourtant acheter? Peut-être que non, mais le simple fait que ce scénario soit possible nous fait réaliser le degré d'irresponsabilité de l'homme en charge d'administrer les profits de la ressources qui nous a fait sortir du tiers-monde, en l'occurrence, Thierry Vandal.
Le simple fait que le bonhomme aie reçu son diplôme de cet endroit-là constitue un retour d'ascenseur. En d'autres mots, ce n'est pas dans le but d'aider l'école, c'est dans le but personnel de montrer sa loyauté.
De plus, le fait que l'école soit privée nous empêche de connaître la nature exacte des dépenses qui vont être faites avec cet argent. C'est-à-dire qu'ils n'ont aucun compte à nous rendre et, même si l'argent était utilisée de la meilleure façon possible, on en aurait aucune garantie, de là le danger de destiner des fonds publics au secteur privé. Un tel risque pourrait avoir des conséquences vraiment graves quand on tient compte du fait qu'il s'agit de quelque chose d'aussi important que l'éducation dont on parle.
Sur ce, j'ai l'impression que, si tu crois les questions que je pose sont moins «profondes» que celle que toi tu te poses, j'ai dû m'exprimer très mal. «Comment enrayer les conflits d'intérêts?»; «Pourquoi le PDG de Hydro n'est-il pas le produit du système public?» et «s'il avait été issu du système public et qu'il aurait subventionné son ancienne école - y aurait-il matière à scandale?» ne représentent que des détails en comparaison de ce que j'essaie de te faire comprendre.
En arrière-plan de mon argumentation on retrouve des questions comme les suivantes: «Quel type de société voulons-nous? Une société qui aspire à l'égalité ou une société dans laquelle riches, en y contrôlant les rouages, continueront de s'enrichir et les pauvres de s'appauvrir?»; «De quelle façon faut-il répartir la richesse collective?»; «Qui doit se charger de la répartir?»; «Comment s'assurer qu'elle est bien répartie de la façon dont les citoyens ont souhaité qu'elle se répartisse?»; «À quoi sert l'État?»; «À quoi sert l'éducation?»; «À quoi sert Hydro-Québec?»; «Comment démocratiser Hydro-Québec?» (qui serait, à mon avis, la plus intéressante); etc.
En terminant, si tu déplores «que ledit scandale ait forcé Notre-Dame à laisser tomber le financement (qu'il avait besoin, soit dit en passant)», ne t'inquiète pas trop. Étant donné que le statut privé de l'école Notre-Dame lui donne le pouvoir de décider comment elle utilise son budget, ce serait le moment ou jamais pour l'institution de diminuer certaines dépenses inutiles, comme par exemple les salaires de ceux qui se trouvent au sommet de sa propre hiérarchie et de prêcher par l'exemple en tant que «personne morale».
Comme le dit un de mes profs: "il ne faut pas voir la crise comme un problème, sinon comme une opportunité". Si Notre-Dame avait vraiment besoin de cet argent, on peut dire qu'elle se trouve devant une belle opportunité de se renouveler. Toutefois, si elle a décidé de refuser cet argent, c'est tout simplement parce que l'accepter l'aurait obligé à défendre l'indéfendable face à notre collectivité.
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