Je ne suis pas certain du décorum, du ''comment faire'', de rien en fait. Je laisse ça entre les mains de quiconque osera s'exprimer sur le sujet.
Voilà: sur mon blogue anglo, je parle d'horoscope. Le classique, dans lequel j'étais vierge, et les nouvelles versions, dans lesquelles je suis maintenant lion, ce qui me sied mieux.
J'ai pensé traduire le texte et le câlisser ici, parce qu'il me semble que ça faisait une éternité que personne ne sévissait dans ce bel cyberespace, mais je ne suis plus intéressé par le sujet - j'ai dit ce que j'avais à dire, et je trouve inutile de m'y repointer le nez.
Faque check ça, comme disent les jeunes: le texte, il est ici. Je ne l'ai pas copié-collé, je mets un lien. À vous d'y cliquer ou pas.
dimanche 6 février 2011
vendredi 17 décembre 2010
Son Confort, Mon Indifférence
C'est drôle, plus tôt ce soir j'écrivais sur mon blogue francophone à propos... d'écrire, justement. De bien écrire. Ce qu'est un texte bien écrit, une bonne phrase. Que plus souvent qu'autrement, c'est une tournure de phrase, un rythme, une ponctuation, une métaphore évidente mais inédite - que c'est rarement des mots qui nécessitent un dictionnaire pour les comprendre.
Et je citais ce texte de David Desjardins, de Voir - cet extrait, plus précisément:
Mais depuis que j'ai fini d'écrire mon post, la toute dernière phrase de sa chronique me pîque dans la tête, comme un anévrisme:
Y'en a parmi nous qui assument pleinement nos choix qui, additionnés aux hasards de la vie, créent ce que d'autres perçoivent comme étant des trous béants mais que vus de l'intérieur sont des moments passagers qui permettent l'introspection et, espérons-le, poussent à vouloir s'améliorer en tant qu'individus.
Autrement dit, ce n'est pas parce que je n'ai pas de concubine présentement et que j'écris des tounes tristes qui ne me sortent pas de la pauvreté légère dans laquelle je vis que je suis au pire une misérable cause perdue et au mieux comme le personnage de Matt Damon dans Good Will Hunting.
Le froid qui passe au travers mes fenêtres au centre-ville me rappelle la chaleur que j'ai déjà connue. C'est mieux que de paresser douillet dans son confort synthétique et condescendant de blanlieue en jugeant ceux qui, pour l'instant, sont moins chanceux.
Joyeux Noël quand même.
Et je citais ce texte de David Desjardins, de Voir - cet extrait, plus précisément:
Tu te souviens de cette phrase de ton père à toi le jour de sa naissance à elle: maintenant, tu vas savoir ce qu'est vraiment l'inquiétude. Tu mesures à quel point il avait raison.
Tu te demandes si elle va y arriver. Si elle trouvera quelque chose qui ressemble au bien-être. Pas nécessairement le tien, juste un équilibre, juste un endroit en banlieue du malheur ordinaire et du bonheur aveugle et niais.Et c'est vrai que la dernière phrase est un petit chef d'oeuvre.
Mais depuis que j'ai fini d'écrire mon post, la toute dernière phrase de sa chronique me pîque dans la tête, comme un anévrisme:
Tu repenses à tous tes amis qui évoluent dans les limbes, en marge de tout. Ah oui, certains comptent parmi les êtres les plus brillants que tu connaisses. Mais ils sont aussi les plus seuls. Et ils portent leur tristesse comme un manteau lourd qui ne les protège pas du froid, bien au contraire.Pas pu faire autrement que de me sentir visé, désolé.
Y'en a parmi nous qui assument pleinement nos choix qui, additionnés aux hasards de la vie, créent ce que d'autres perçoivent comme étant des trous béants mais que vus de l'intérieur sont des moments passagers qui permettent l'introspection et, espérons-le, poussent à vouloir s'améliorer en tant qu'individus.
Autrement dit, ce n'est pas parce que je n'ai pas de concubine présentement et que j'écris des tounes tristes qui ne me sortent pas de la pauvreté légère dans laquelle je vis que je suis au pire une misérable cause perdue et au mieux comme le personnage de Matt Damon dans Good Will Hunting.
Le froid qui passe au travers mes fenêtres au centre-ville me rappelle la chaleur que j'ai déjà connue. C'est mieux que de paresser douillet dans son confort synthétique et condescendant de blanlieue en jugeant ceux qui, pour l'instant, sont moins chanceux.
Joyeux Noël quand même.
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mardi 16 novembre 2010
Le Cas Roberge - Coeur De Pirate
Il y avait longtemps que je n'avais pas parlé de Coeur De Pirate, depuis la controverse sur ses photos osées via Suicide Girls, en fait. Eh bien, voici une autre controverse dont elle aurait pu se passer et qui, encore une fois, a commencé dans les médias, à son insu: Maxime Roberge, animateur de radio de la chaîne Rock Détente, l'a traitée de ''plotte'', puis de ''plotte sale'' sur son compte Twitter.
Le twit, Roberge, ''suivi'' par très peu de gens, se pensait peut-être drôle et devait croire que ses paroles, du moins la première fois, ne dépasseraient pas son cercle ''d'amis'' sur la toile, et c'est pourquoi in a rajouté #ADISQ à son deuxième post, question de faire apparaître son commentaire insignifiant - le deuxième, celui où la ''plotte'' devient ''sale'' - sur la page de l'Adisq, qui, elle, est suivie par des milliers de gens normaux et plusieurs journalistes.
Peut-être qu'au Saguenay, les filles tatouées ont mauvaise réputation, faudrait le demander à Roberge, qui y sévit. Ou plutôt sévissait, parce qu'il a été remercié de ses services. Qu'importe, il aura maintenant tout le temps non seulement de répondre à vos interrogations sur les filles tatouées du Saguenay, mais aussi d'analyser le tout en profondeur s'il ne le sait pas déjà.
Plusieurs choses me surprennent dans toute cette histoire. Premièrement, je me rends compte qu'il y a de la radio-poublle à l'extérieur de Québec. Ensuite, il n'y a pas que les gens du Sud des États-Unis qui semblent avoir régressés de 75 ans dans les cinq dernières années, ceux des trous du Québec - communément appelés ''régions'' - aussi. Ça vote Conservateur, insulte les femmes, veut abolir le registre des armes à feu... ne reste plus qu'à retourner en masse à l'église et enlever le droit de vote aux minorités ethniques et la transformation sera complète.
Le plus étourdissant de l'histoire, par contre, est que Roberge animait à Rock Matante - la station qui a peur de faire jouer des ballades d'Éric Lapointe parce que c'est ''trop tough'', qui a la même playlist depuis des décennies et la seule place où Coeur De Loup
Mais tabarnak, qu'est-ce qu'elle vous a fait, la Pirate? Traitez-vous Ginette Reno de ''grosse truie'' sur vos comptes Twitter, les caves? On peut ne pas aimer sa musique - quoique je ne suis pas certain à 100% que Roberge l'ait même écoutée - mais de là à insulter la chanteuse non pas directement sur son physique mais sur ce qu'on assume que son physique contient, des insultes dégueulasses et RÉPÉTÉES en plus, il faudrait que Roberge n'ait plus jamais accès à un micro pour le reste de sa vie. À part peut-être dans son sphincter, si je le croise dans une ruelle.
Dire qu'elle venait de gagner un trophée amplement mérité récompensant le fait qu'elle rayonne hors-Québec. Nul n'est prophète en son pays?
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jeudi 4 novembre 2010
Nous Sommes En 2010, Ne L'Oublions Pas...
Des fois, j'ai vraiment hâte que les chinois ou hindoux se décident enfin à contrôler le monde... juste pour nous empêcher des reflux attardés comme celui-ci:
Drôle de penser que ce superbe pays d'Amérique qui a amené la planète entière à croire en son rêve et a tellement avancé de 1960 à 1980 ait régressé si rapidement après l'ère pourant très prometteuse de Bill Clinton...
Drôle de penser que ce superbe pays d'Amérique qui a amené la planète entière à croire en son rêve et a tellement avancé de 1960 à 1980 ait régressé si rapidement après l'ère pourant très prometteuse de Bill Clinton...
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mercredi 3 novembre 2010
Le Monde Dans Lequel On Vit
2010. Maintenant. Au Québec. 50 ans après la Révolution Tranquille, libéré du joug de la religion.
Et voici qu'on retrouve des phrases qui ne font aucun sens qui font maintenant office de Loi.
Mais revenons en arrière un tout petit peu, genre 5000 ans. Les choses vont tout croche, faut mettre de l'ordre dedans, les futurs occidentaux imitent les Mayas et les égyptiens et adoptent des règles de vie qu'ils imputent à ''Dieu''. Dix commandements, que Moïse (pas Thériault, l'autre) a reçus ''directement'' du divin, qui était déguisé pour l'occasion en buisson ardent. Dix règles quand trois auraient suffit: faut pas tuer, voler, ni faire chier les autres.
De décennie en décennie, on met sur place des systèmes qui évaluent les degrés selon lesquels on peut se retrouver coupable des règles de bases et des punitions qui s'y appliquent, en plus d'en ajouter des nouvelles, selon l'imagination des crosseurs du temps. Mais les temps et les moeurs changent. Les lois sont là pour que les valeurs morales d'une époque n'empiètent pas sur les droits des individus.
Jusqu'ici tout va bien, comme il se dit dans La Haine.
Bon, Montréal, Québec, 2010. Société qui se veut égalitaire, un des endroits en Amériques où la syndicalisation est la plus répandue (parfois trop, surtout dans ses défauts... humains); société où l'égalité entre hommes et femmes, sur tous les points même en question de salaire, est assurée par la loi; société qui, contrairement à la plupart des autres qui existent encore en Amérique, n'a pas été fondée sur le racisme ou sur une vague notion qu'un peuple valait plus qu'un autre; tous les ingrédients pour l'appeler l'Eden moderne, si on pouvait modifier ses défauts à mesure qu'ils arrivent au lieu de les empirer.
Et on vient au cas ''Lola Contre Éric'', ces fameux noms d'emprunt qu'on dit utiliser pour protéger l'identité des enfants du couple, mais c'est un secret de polichinelle que l'homme dans l'histoire est un des personnages publics les plus riches du milieu culturel. Lola et Éric n'étaient pas mariés, et le couple n'a pas duré - mais ils ont eu des enfants. La Cour a ordonné à Éric de donner une pension alimentaire de 411,000$ par an pour les trois enfants, j'imagine pour qu'ils puissent aller à l'école privée en avion et déjeuner au caviar.
Encore une fois: jusqu'ici, tout va bien. C'est exagéré, surtout quand on pense que des enfants à Montréal-même meurent de faim, mais c'est comprenable. Défendable, même.
Mais la madame exige plus: elle veut une somme de 50 millions plus une pension alimentaire pour elle-même. Pour avoir partagé la vie d'un homme riche pendant des années. Et la phrase de son avocate, Me Anne-France Goldwater, qui m'a assez piqué pour que j'écrive cette chronique:
Rappelons qu'au Québec, contrairement à la plupart des autres états civilisés, la notion d'entente pré-nuptiale n'existe pas légalement. Donc, contrairement à ailleurs - où les gens peuvent signer des contrats stipulant qu'ils quitteront la relation avec ni plus ni moins que les mêmes possessions et la même situation financiaire qu'avant d'y entrer, plus ce qu'ils acquériront et qui sera à eux, moins ce qu'ils auront donné ou perdu - le QQuébec n'autorise pas une telle entente. Donc, si un couple se marie et se sépare, la moitié flouée a droit à la moitié du patrimoine familial.
C'est pour cela, souvent, que des couples décident de former une union de fait plutôt que de se marier: parce qu'on y ressort de la même façon qu'on y est entré, sans les droits acquis des couples mariés - tout en bénéficiant des avantages sociaux des couples pour le laps de temps que dure la relation.
Si l'un et l'autre sont pour devenir indifférenciables, il va falloir ou bien donner le droit au ''pre-nup'' ou bien définir un minimum de temps à passer avec l'autre avant d'avoir droit à la moitié de son stock, sinon on pourrait se retrouver avec une quantité infinie de profiteurs qui vont encombrer notre système judiciare après des relations de deux semaines avec plus riche que soi.
J'ignore ce qui a poussé les juges de la Cour d'Appel à utiliser leur pouvoir pour dénaturer le système-même sinon que de vouloir qu'on fasse un débat social sur ce qu'est vraiment un couple. Et, franchement, ce serait une perte de temps énorme.
Et voici qu'on retrouve des phrases qui ne font aucun sens qui font maintenant office de Loi.
Mais revenons en arrière un tout petit peu, genre 5000 ans. Les choses vont tout croche, faut mettre de l'ordre dedans, les futurs occidentaux imitent les Mayas et les égyptiens et adoptent des règles de vie qu'ils imputent à ''Dieu''. Dix commandements, que Moïse (pas Thériault, l'autre) a reçus ''directement'' du divin, qui était déguisé pour l'occasion en buisson ardent. Dix règles quand trois auraient suffit: faut pas tuer, voler, ni faire chier les autres.
De décennie en décennie, on met sur place des systèmes qui évaluent les degrés selon lesquels on peut se retrouver coupable des règles de bases et des punitions qui s'y appliquent, en plus d'en ajouter des nouvelles, selon l'imagination des crosseurs du temps. Mais les temps et les moeurs changent. Les lois sont là pour que les valeurs morales d'une époque n'empiètent pas sur les droits des individus.
Jusqu'ici tout va bien, comme il se dit dans La Haine.
Bon, Montréal, Québec, 2010. Société qui se veut égalitaire, un des endroits en Amériques où la syndicalisation est la plus répandue (parfois trop, surtout dans ses défauts... humains); société où l'égalité entre hommes et femmes, sur tous les points même en question de salaire, est assurée par la loi; société qui, contrairement à la plupart des autres qui existent encore en Amérique, n'a pas été fondée sur le racisme ou sur une vague notion qu'un peuple valait plus qu'un autre; tous les ingrédients pour l'appeler l'Eden moderne, si on pouvait modifier ses défauts à mesure qu'ils arrivent au lieu de les empirer.
Et on vient au cas ''Lola Contre Éric'', ces fameux noms d'emprunt qu'on dit utiliser pour protéger l'identité des enfants du couple, mais c'est un secret de polichinelle que l'homme dans l'histoire est un des personnages publics les plus riches du milieu culturel. Lola et Éric n'étaient pas mariés, et le couple n'a pas duré - mais ils ont eu des enfants. La Cour a ordonné à Éric de donner une pension alimentaire de 411,000$ par an pour les trois enfants, j'imagine pour qu'ils puissent aller à l'école privée en avion et déjeuner au caviar.
Encore une fois: jusqu'ici, tout va bien. C'est exagéré, surtout quand on pense que des enfants à Montréal-même meurent de faim, mais c'est comprenable. Défendable, même.
Mais la madame exige plus: elle veut une somme de 50 millions plus une pension alimentaire pour elle-même. Pour avoir partagé la vie d'un homme riche pendant des années. Et la phrase de son avocate, Me Anne-France Goldwater, qui m'a assez piqué pour que j'écrive cette chronique:
Ce n'est pas juste une histoire entre gens riches et célèbres. Ce jugement touche 1,2 million de personnes, hommes et femmes, riches et pauvres. L'amour vient avec des obligations, que l'on soit marié ou conjoint de fait.L'amour vient avec des obligations? Quelles obligations? Des obligations d'épargne? Des obligations de faire semblant de s'aimer même quand l'amour part?
Rappelons qu'au Québec, contrairement à la plupart des autres états civilisés, la notion d'entente pré-nuptiale n'existe pas légalement. Donc, contrairement à ailleurs - où les gens peuvent signer des contrats stipulant qu'ils quitteront la relation avec ni plus ni moins que les mêmes possessions et la même situation financiaire qu'avant d'y entrer, plus ce qu'ils acquériront et qui sera à eux, moins ce qu'ils auront donné ou perdu - le QQuébec n'autorise pas une telle entente. Donc, si un couple se marie et se sépare, la moitié flouée a droit à la moitié du patrimoine familial.
C'est pour cela, souvent, que des couples décident de former une union de fait plutôt que de se marier: parce qu'on y ressort de la même façon qu'on y est entré, sans les droits acquis des couples mariés - tout en bénéficiant des avantages sociaux des couples pour le laps de temps que dure la relation.
Si l'un et l'autre sont pour devenir indifférenciables, il va falloir ou bien donner le droit au ''pre-nup'' ou bien définir un minimum de temps à passer avec l'autre avant d'avoir droit à la moitié de son stock, sinon on pourrait se retrouver avec une quantité infinie de profiteurs qui vont encombrer notre système judiciare après des relations de deux semaines avec plus riche que soi.
J'ignore ce qui a poussé les juges de la Cour d'Appel à utiliser leur pouvoir pour dénaturer le système-même sinon que de vouloir qu'on fasse un débat social sur ce qu'est vraiment un couple. Et, franchement, ce serait une perte de temps énorme.
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mardi 28 septembre 2010
La Prostitution Pour Contrer La Droite Religieuse
Grosse victoire judiciaire pour les prostituées mardi, qui se sont vus octroyés trois droits plutôt fondamentaux par la Cour Supérieure de l'Ontario dont celui de pouvoir dénoncer les clients dangeureux et celui de pouvoir engager des tiers partis (gardes de sécurité, réceptionniste).
Mais c'est aussi un grand pas en avant pour la Démocratie alors qu'on reculait beaucoup depuis quelques années. En effet, le fondamentalisme religieux revenait peu à peu dans le monde politique et les Droits Humains - surtout ceux des femmes, homosexuels et minorités visibles - en prenait constamment pour son rhume; quand ce n'était pas les politiques rétrogrades de Stephen Harper, ça pouvait être au provincial (partout au pays), en Arizona où avoir le teint foncé est maintenant passible de fouilles et de déportation, ou des religieux trop chrétiens ou trop musulmans qui trouvaient que la Société s'éloignait trop des ''bonnes valeurs'' bilibques/de la charia - deux systèmes de pensée révolus depuis au moins la Révolution Industrielle.
Une loi qui permettrait aux prostitué(e)s, en majorité des femmes, une protection ne serait-elle que minime, c'est un contre-coup contre ceux qui voudraient nous empêcher de faire tout ce qui nous procure du plaisir, que ce soit dans la chambre à coucher ou dans la vie en général.
De toutes façons, les scandales politiques nous ont appris que les pires criminels sont souvent ceux qui crient le plus fort contre le crime, de la même façon que les pires copulateurs-en-série sont ceux qui nous poussent les ''bonnes valeurs du marriage entre un homme et une femme'' et que ceux qui passent les lois qui restreignent le plus les libertés et droits des homosexuels sont ceux qui se font prendre les culottes baissées dans des toilettes d'aéroport avec des personnes du même sexe - souvent des hommes, souvent avec des mineurs.
Donc, de voir un point scorer du bon bord, pour une fois, c'est rafraîchissant - même si notre équipe à nous est en congé.
Mais c'est aussi un grand pas en avant pour la Démocratie alors qu'on reculait beaucoup depuis quelques années. En effet, le fondamentalisme religieux revenait peu à peu dans le monde politique et les Droits Humains - surtout ceux des femmes, homosexuels et minorités visibles - en prenait constamment pour son rhume; quand ce n'était pas les politiques rétrogrades de Stephen Harper, ça pouvait être au provincial (partout au pays), en Arizona où avoir le teint foncé est maintenant passible de fouilles et de déportation, ou des religieux trop chrétiens ou trop musulmans qui trouvaient que la Société s'éloignait trop des ''bonnes valeurs'' bilibques/de la charia - deux systèmes de pensée révolus depuis au moins la Révolution Industrielle.
Une loi qui permettrait aux prostitué(e)s, en majorité des femmes, une protection ne serait-elle que minime, c'est un contre-coup contre ceux qui voudraient nous empêcher de faire tout ce qui nous procure du plaisir, que ce soit dans la chambre à coucher ou dans la vie en général.
De toutes façons, les scandales politiques nous ont appris que les pires criminels sont souvent ceux qui crient le plus fort contre le crime, de la même façon que les pires copulateurs-en-série sont ceux qui nous poussent les ''bonnes valeurs du marriage entre un homme et une femme'' et que ceux qui passent les lois qui restreignent le plus les libertés et droits des homosexuels sont ceux qui se font prendre les culottes baissées dans des toilettes d'aéroport avec des personnes du même sexe - souvent des hommes, souvent avec des mineurs.
Donc, de voir un point scorer du bon bord, pour une fois, c'est rafraîchissant - même si notre équipe à nous est en congé.
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mardi 7 septembre 2010
Pas De Bruit Dans Mon Plateau
On y revient assez fréquemment...
Depuis un an et demi, des tonnes de petites-et-moyennes salles de spectacles ont fermées: Zoobizarre, Main Hall, Les Saints, Lab.Sybthèse, Kola Note, Le Medley, Le Spectrum, Black Dot, Le Sergent Recruteur, Green Room, Baloo's, LBH, The Pound... sans compter celles qui ont dû déménager ou vendre pour survivre, telles Katacombes, Jupiter Room (maintenant Le Jukebox, à la clientèle de style douchebag/450/cheveux graissés et peau orange/char sport rouge)...
Souvent, pour cause de plainte d'un seul voisin. Maintenant, la Ville et le Plateau ont mis sur pied une nouvelle division policière dévoué au bruit dans leur quartier, appellée 'Noise', qui ont pour mission de donenr des amendes aux bars qui émettent trop de bruit... sans jamais préciser le nombre de décibels requis. Ainsi donc, si l'arrondissement a besoin de cash pour faire ses frais, l'escouade pourrait entrer dans un commerce où aucune musique ne joue et décerner une amende à sa guise, puisque le règlement n'en précise pas la teneur. Hot, non?
Encore plus con: les amendes sont maintenant jsuqu'à 10 fois plus salées qu'avant, et selon la nouvelle loi à Montréal, la notion de ''bruit excessif'' ne tient plus compte de l'heure de la journée (auparavant 23h), donc un commerce peut se voir faire les frais d'une amende même à midi, alors qu'il n'y a aucun voisin autour.
En plus, la ville est, depuis un an, à 'tolérance zéro' pour l'affichage sauvage - les posters de concerts sur les poteaux de lumières ou parcomètres; ils envoient leurs amendes par la poste aux artistes qui se produisent, au producteur du spectacle (si mentionné) et à la salle, pour 2000$ par poster trouvé. Alors que plus souvent qu'autrement, ni l'artiste ni la salle n'ont droit de regard sur la publicité d'un show ni où la pub sera affichée. Ghislain Poirier, DJ de renommée internationale, en parlait en avril dernier.
Le 26 août dernier, dans le cadre de mon festival UnPop Montréal, j'ai booké 6 shows au Parc Des Amériques dans le cadre de la vente trottoir sur la rue St-Laurent, un évènement officiel dont la Ville se vante année après année. Un show par heure, de 16h à 22h, celui de 21h à 22h étant acoustique. À 19h30, pendant la prestation de Desert Owls, deux policiers sont venus faire leur ronde; ils auraient pu envoyer des undercover, mais ils ont choisi d'envoyer deux policiers en uniforme à la place, pour intimider la foule sans raison. Le mood est passé de festif à méfiant. Même les deux enfants qui dansaient ont eu peur de leurs airs de boeufs. À 20h20, ils en ont remis: ils ne sont pas entrés sur le site mais ont demandé à Dead Messenger, le meilleur groupe live en ville, de baisser le son - ce qu'ils ont fait. Nous avons reçu une amende de plus de 500$ pour avoir utilisé des micros pour le set de 21h (Allan Lento avec Will Austin), qui avait été annoncé 'acoustique'... mais ils utilisaient bel et bien des guitares acoustiques - pas ploguées - et le micro n'était que pour la voix, et était bas - au niveau 1 du système de son. Juste assez fort pour se faire entendre à une trentaine de pieds à la ronde, donc une partie du parc.
La nouvelle a fait le tour de la ville et de ses journaux assez rapidement; encore une fois, Poirier s'est porté à notre défense via lettre ouverte.
Si la vie culturelle quitte le Plateau, les morons qui viennent de s'y acheter des condos et qui espéraient la quiétude de Candiac vont y vivre plus paisiblement, il est vrai, mais quand va venir le temps de revendre, ils vont découvrir avec surprise qu'un coin mort, culturellement, ça perd de la valeur. Alexandre Paré, DJ à temps partiel et bientôt maître en urbanisme, s'exprime très bien sur le sujet. Tellement que Cyberpresse a repris son texte.
Un bar qui ferme, c'est souvent une mini-entreprise qui fait faillite - le PIB qui baisse, la valeur mobilière aussi, et quelques cotes de crédit. C'est aussi une ou quelques dizaines d'employés qui perdent leur emploi, un taux de chômage qui grimpe, des travailleurs qualifiés qui nesont pas utilisés. C'est souvent un lieu où des artistes visuels exposent, donc une galerie de moins. C'est un lieu où entre 3 et 20 musiciens se font les dents chaque soir, soit dans le but de divertir les matantes de la Rive-Sud et de passer à Belle Et Bum et CKOI, soit s'investir dans la création originale qui fera de Montréal une ville qui gardera sa réputation actuelle internationale de métropole créative dans d'autres pays. Et c'est aussi perdre un lieu où socialiser en payant trop cher des breuvages alcoolisés dont la majeure partie du prix est une taxe/redevance à la SAQ, donc un impôt indirect. En plus des vrais impôts des employés et de l'entreprise.
Perdre une quinzaine de ces lieux en à peine plus d'un an est inacceptable dans une ville qui se respecte. Dans une ville qui ne veut pas devenir fantôme.
Même Mario Dumont disait, pas plus tard que la semaine passée, que Montréal, désormais, n'était que ville d'évènements - que les grandes compagnies n'y avaient plus leurs sièges sociaux, que les grands manufacturiers n'y étaient plus établis, que les emplois ouvriers, outre ceux de la contruction, y sont somme toute presque disparus. Il ne faudrait pas tuer dans l'oeuf ceux qui vont créer ces évènements...
Depuis un an et demi, des tonnes de petites-et-moyennes salles de spectacles ont fermées: Zoobizarre, Main Hall, Les Saints, Lab.Sybthèse, Kola Note, Le Medley, Le Spectrum, Black Dot, Le Sergent Recruteur, Green Room, Baloo's, LBH, The Pound... sans compter celles qui ont dû déménager ou vendre pour survivre, telles Katacombes, Jupiter Room (maintenant Le Jukebox, à la clientèle de style douchebag/450/cheveux graissés et peau orange/char sport rouge)...
Souvent, pour cause de plainte d'un seul voisin. Maintenant, la Ville et le Plateau ont mis sur pied une nouvelle division policière dévoué au bruit dans leur quartier, appellée 'Noise', qui ont pour mission de donenr des amendes aux bars qui émettent trop de bruit... sans jamais préciser le nombre de décibels requis. Ainsi donc, si l'arrondissement a besoin de cash pour faire ses frais, l'escouade pourrait entrer dans un commerce où aucune musique ne joue et décerner une amende à sa guise, puisque le règlement n'en précise pas la teneur. Hot, non?
Encore plus con: les amendes sont maintenant jsuqu'à 10 fois plus salées qu'avant, et selon la nouvelle loi à Montréal, la notion de ''bruit excessif'' ne tient plus compte de l'heure de la journée (auparavant 23h), donc un commerce peut se voir faire les frais d'une amende même à midi, alors qu'il n'y a aucun voisin autour.
En plus, la ville est, depuis un an, à 'tolérance zéro' pour l'affichage sauvage - les posters de concerts sur les poteaux de lumières ou parcomètres; ils envoient leurs amendes par la poste aux artistes qui se produisent, au producteur du spectacle (si mentionné) et à la salle, pour 2000$ par poster trouvé. Alors que plus souvent qu'autrement, ni l'artiste ni la salle n'ont droit de regard sur la publicité d'un show ni où la pub sera affichée. Ghislain Poirier, DJ de renommée internationale, en parlait en avril dernier.
Le 26 août dernier, dans le cadre de mon festival UnPop Montréal, j'ai booké 6 shows au Parc Des Amériques dans le cadre de la vente trottoir sur la rue St-Laurent, un évènement officiel dont la Ville se vante année après année. Un show par heure, de 16h à 22h, celui de 21h à 22h étant acoustique. À 19h30, pendant la prestation de Desert Owls, deux policiers sont venus faire leur ronde; ils auraient pu envoyer des undercover, mais ils ont choisi d'envoyer deux policiers en uniforme à la place, pour intimider la foule sans raison. Le mood est passé de festif à méfiant. Même les deux enfants qui dansaient ont eu peur de leurs airs de boeufs. À 20h20, ils en ont remis: ils ne sont pas entrés sur le site mais ont demandé à Dead Messenger, le meilleur groupe live en ville, de baisser le son - ce qu'ils ont fait. Nous avons reçu une amende de plus de 500$ pour avoir utilisé des micros pour le set de 21h (Allan Lento avec Will Austin), qui avait été annoncé 'acoustique'... mais ils utilisaient bel et bien des guitares acoustiques - pas ploguées - et le micro n'était que pour la voix, et était bas - au niveau 1 du système de son. Juste assez fort pour se faire entendre à une trentaine de pieds à la ronde, donc une partie du parc.
La nouvelle a fait le tour de la ville et de ses journaux assez rapidement; encore une fois, Poirier s'est porté à notre défense via lettre ouverte.
Si la vie culturelle quitte le Plateau, les morons qui viennent de s'y acheter des condos et qui espéraient la quiétude de Candiac vont y vivre plus paisiblement, il est vrai, mais quand va venir le temps de revendre, ils vont découvrir avec surprise qu'un coin mort, culturellement, ça perd de la valeur. Alexandre Paré, DJ à temps partiel et bientôt maître en urbanisme, s'exprime très bien sur le sujet. Tellement que Cyberpresse a repris son texte.
Un bar qui ferme, c'est souvent une mini-entreprise qui fait faillite - le PIB qui baisse, la valeur mobilière aussi, et quelques cotes de crédit. C'est aussi une ou quelques dizaines d'employés qui perdent leur emploi, un taux de chômage qui grimpe, des travailleurs qualifiés qui nesont pas utilisés. C'est souvent un lieu où des artistes visuels exposent, donc une galerie de moins. C'est un lieu où entre 3 et 20 musiciens se font les dents chaque soir, soit dans le but de divertir les matantes de la Rive-Sud et de passer à Belle Et Bum et CKOI, soit s'investir dans la création originale qui fera de Montréal une ville qui gardera sa réputation actuelle internationale de métropole créative dans d'autres pays. Et c'est aussi perdre un lieu où socialiser en payant trop cher des breuvages alcoolisés dont la majeure partie du prix est une taxe/redevance à la SAQ, donc un impôt indirect. En plus des vrais impôts des employés et de l'entreprise.
Perdre une quinzaine de ces lieux en à peine plus d'un an est inacceptable dans une ville qui se respecte. Dans une ville qui ne veut pas devenir fantôme.
Même Mario Dumont disait, pas plus tard que la semaine passée, que Montréal, désormais, n'était que ville d'évènements - que les grandes compagnies n'y avaient plus leurs sièges sociaux, que les grands manufacturiers n'y étaient plus établis, que les emplois ouvriers, outre ceux de la contruction, y sont somme toute presque disparus. Il ne faudrait pas tuer dans l'oeuf ceux qui vont créer ces évènements...
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Quand On Se Donne...
Bon, je vous avertis: rien de nouveau là-dedans. J'aime seulement que ces deux articles sortent le même jour:
1. Un texte de Jean-François Lisée, de L'Actualité, sur les gaz de schiste. Contrairement aux articles qui sont publiés partout, il n'est pas question, ici, de l'impact environnemental de son exploitation, mais bien du côté 'exploiteur' de ceux qui vont venir le cueillir - et du rôle de 'donateur' que le Québec va y jouer. Il y cite Charles Côté, de La Presse, de son article de samedi dernier:
Parce qu'au Québec, on donne nos ressources à qui veut les prendre. Sauf s'il vient d'ici. Et sauf si la ressource est artistique. J'y reviens bientôt.
C'est drôle, aux États-Unis, Oprah dit aux jeunes femmes que si elles se donnent au premier 'date', les gars ne les respecteront pas et elles seront toujours traitées comme des salopes. Et nous, au Québec, on se fait dévierger nos forêts, nos campagnes, nos lacs, nos aqueducs municipaux, nos gaz souterrains et nos porte-feuilles à tous les jours, sans chialer... et on se demande pourquoi personne ne nous respecte ou nous écoute quand on lève le ton. Juste de même...
1. Un texte de Jean-François Lisée, de L'Actualité, sur les gaz de schiste. Contrairement aux articles qui sont publiés partout, il n'est pas question, ici, de l'impact environnemental de son exploitation, mais bien du côté 'exploiteur' de ceux qui vont venir le cueillir - et du rôle de 'donateur' que le Québec va y jouer. Il y cite Charles Côté, de La Presse, de son article de samedi dernier:
En 2009, les sociétés pétrolières et gazières ont versé 893 millions au Trésor de la Colombie-Britannique pour obtenir le droit d’y faire de la prospection. En 2008, elles ont versé 2,7 milliards. [Dont 1,5 pour le seul gaz de schiste.]
2. Le Devoir qui ressasse la vieille nouvelle comme quoi Pepsi embouteille son eau Aquafina dans les robinets de Montréal, et nous les re-vend à des prix oscillant entre $3 et $6 le litre, alors qu'elle paie 10 cents... par 1000 litres pour utiliser l'eau. Pas pire marge de profit.En comparaison, en 2008-2009 et en 2009-2010, au Québec, les permis d’exploration pétrolière et gazière ont rapporté en tout 3,5 millions depuis deux ans.
Parce qu'au Québec, on donne nos ressources à qui veut les prendre. Sauf s'il vient d'ici. Et sauf si la ressource est artistique. J'y reviens bientôt.
C'est drôle, aux États-Unis, Oprah dit aux jeunes femmes que si elles se donnent au premier 'date', les gars ne les respecteront pas et elles seront toujours traitées comme des salopes. Et nous, au Québec, on se fait dévierger nos forêts, nos campagnes, nos lacs, nos aqueducs municipaux, nos gaz souterrains et nos porte-feuilles à tous les jours, sans chialer... et on se demande pourquoi personne ne nous respecte ou nous écoute quand on lève le ton. Juste de même...
jeudi 2 septembre 2010
Bellemare Vs Charest
J'apprécie au plus haut point la guerre médiatique que Marc Bellemare livre à Jean Charest en ce temps mort de politique au Québec. Puisque le PQ dort au gaz (un peu commes les Démocrates aux States) et que L'ADQ prouve qu'elle est morte, les Disgraciés de Charest nous divertissent eux-mêmes.
Ne vous y trompez pas, par contre: s'il y avait élections auourd'hui, les Libéraux gagneraient toujours haut-la-main malgré les innombrables scandales de corruption et le taux d'insatisfaction à son endroit: les anglophones, les anti-séparatisses et les ''amis du Parti'' à eux seuls font le tiers du vote. Il faut ajouter à cela les partisans du PQ qui haïssent Pauline Marois et les gens de droite qui préfèrent voter Libéral que de gaspiller leur vote sur l'ADQ et - paf! on a 50% de l'électorat, drette là, sans même se forcer. Deux ou trois promesses électorales, ''santé, éducation, familles, baisses d'impôts, sécurité'' - et bang! Majorité. Fin de la parenthèse.
Toujours est-il que le seul adversaire de taille pour les Libéraux sont les Anciens Libéraux. Et Marc Bellemare, puisqu'il accuse le gouvernement sans avoir toutes les preuves en mains, doit rendre sa cause publique. Parce qu'on sait tous que c'est comme ça que ça fonctionne en Amérique Du Nord: les amis du Parti et les Grands Donateurs s'achètent le droit de nommer des ministres et, dans ce cas-ci, des juges.
Charest, lui, bien qu'il sait qu'il est dans le tort, appuyé tel qu'il est non seulement par son avocat personnel mais aussi celui du Parti et celui du Gouvernement, sait aussi qu'il risque bien de gagner en cour. C'est pourquoi il poursuit Bellemare pour diffamation, question de se redorer le profil et de recevoir une compensation financière après s'être fait trainer dans la boue.
Mais voici que Bellemare contre-attaque avec une contre-poursuite à son tour - et exige, en plus, que la Cour invalide celle du premier ministre, parce qu'elle a été déposée sous le nom de ''Jean Charest'', qui est le nom d'artiste du premier ministre, dont le nom officiel est John James Charest.
Bien entendu, tout cela est connu depuis longtemps, mais Bellemare se sert de l'opinion publique pour démoniser Charest, le faire non seulement passer pour anglophone mais aussi comme menteur, ou cacheur de vérités.
La semaine dernière, Bellemare avait la faveur du deux-tiers de la population. Je crois bien qu'il va monter ça aux trois-quarts. Bien joué, ancien ministre de la justice.
Ne vous y trompez pas, par contre: s'il y avait élections auourd'hui, les Libéraux gagneraient toujours haut-la-main malgré les innombrables scandales de corruption et le taux d'insatisfaction à son endroit: les anglophones, les anti-séparatisses et les ''amis du Parti'' à eux seuls font le tiers du vote. Il faut ajouter à cela les partisans du PQ qui haïssent Pauline Marois et les gens de droite qui préfèrent voter Libéral que de gaspiller leur vote sur l'ADQ et - paf! on a 50% de l'électorat, drette là, sans même se forcer. Deux ou trois promesses électorales, ''santé, éducation, familles, baisses d'impôts, sécurité'' - et bang! Majorité. Fin de la parenthèse.
Toujours est-il que le seul adversaire de taille pour les Libéraux sont les Anciens Libéraux. Et Marc Bellemare, puisqu'il accuse le gouvernement sans avoir toutes les preuves en mains, doit rendre sa cause publique. Parce qu'on sait tous que c'est comme ça que ça fonctionne en Amérique Du Nord: les amis du Parti et les Grands Donateurs s'achètent le droit de nommer des ministres et, dans ce cas-ci, des juges.
Charest, lui, bien qu'il sait qu'il est dans le tort, appuyé tel qu'il est non seulement par son avocat personnel mais aussi celui du Parti et celui du Gouvernement, sait aussi qu'il risque bien de gagner en cour. C'est pourquoi il poursuit Bellemare pour diffamation, question de se redorer le profil et de recevoir une compensation financière après s'être fait trainer dans la boue.
Mais voici que Bellemare contre-attaque avec une contre-poursuite à son tour - et exige, en plus, que la Cour invalide celle du premier ministre, parce qu'elle a été déposée sous le nom de ''Jean Charest'', qui est le nom d'artiste du premier ministre, dont le nom officiel est John James Charest.
Bien entendu, tout cela est connu depuis longtemps, mais Bellemare se sert de l'opinion publique pour démoniser Charest, le faire non seulement passer pour anglophone mais aussi comme menteur, ou cacheur de vérités.
La semaine dernière, Bellemare avait la faveur du deux-tiers de la population. Je crois bien qu'il va monter ça aux trois-quarts. Bien joué, ancien ministre de la justice.
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mardi 1 juin 2010
Lettre Ouverte À Nathalie Petrowski
Bonjour,
j'ai apprécié votre chronique qui critiquait l'étude de MacLean's sur la culture - surtout l'angle des manifestations artistiques gratuites, même si vous vous êtes surtout arrêtée à celles qui sont financées par nos impôts.
Par contre, il s'en trouve bon nombre d'autres, dont UnPop Montréal, un festival annuel qui se tient depuis 2005 à la fin de l'été et qui dure, bon an mal an, deux semaines, et met en vedette des artistes de la relève qui finissent presque tous par percer ailleurs (de l'édition 2009, d'ailleurs, deux seront aux FrancoFolies cet été, Patrick Pleau et Philémon Chante).
Le tout financé directement du porte-monnaie d'un mécène lui-même auteur-compositeur-interprète de la relève - moi.
Mais je ne m'attendais pas à ce que vous le sachiez - La Presse demeure le seul journal montréalais qui a toujours omis de parler d'UnPop; le JdM, Ici, Voir, 24 Heures, Hour (une page fronticipice en 2006), Mirror (deux pages fronticipices, 2005 et 2009), Métro, The Gazette - tous les autres en ont parlé au moins une fois.
Drôle, quand même.
Au plaisir de vous y voir, cet automne...
Sébastian Hell
j'ai apprécié votre chronique qui critiquait l'étude de MacLean's sur la culture - surtout l'angle des manifestations artistiques gratuites, même si vous vous êtes surtout arrêtée à celles qui sont financées par nos impôts.
Par contre, il s'en trouve bon nombre d'autres, dont UnPop Montréal, un festival annuel qui se tient depuis 2005 à la fin de l'été et qui dure, bon an mal an, deux semaines, et met en vedette des artistes de la relève qui finissent presque tous par percer ailleurs (de l'édition 2009, d'ailleurs, deux seront aux FrancoFolies cet été, Patrick Pleau et Philémon Chante).
Le tout financé directement du porte-monnaie d'un mécène lui-même auteur-compositeur-interprète de la relève - moi.
Mais je ne m'attendais pas à ce que vous le sachiez - La Presse demeure le seul journal montréalais qui a toujours omis de parler d'UnPop; le JdM, Ici, Voir, 24 Heures, Hour (une page fronticipice en 2006), Mirror (deux pages fronticipices, 2005 et 2009), Métro, The Gazette - tous les autres en ont parlé au moins une fois.
Drôle, quand même.
Au plaisir de vous y voir, cet automne...
Sébastian Hell
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